Et oui Poly, une de leur grande force est là, lorsqu'elles rentrent à la maison elles doivent occulter leur journée d'hôpital "pour paraître normales" aux yeux de leur famille...(tu l'as bien compris)
L'infirmière du SAMU par exemple doit oublier l'accident.....(je vous laisse imaginer le tableau quand la voiture est enroulée autour d'un arbre) et cela sans soutien spychologique....à Figeac lorsqu'elles sortent, elles conduisent elles même le SAV...avant de partir elles doivent impérativement repérer le lieu de l'intervention. En 3 minutes cela pour ne pas avoir à rémunérer un ambulancier!....
....Avec le médecin urgentiste à leur côté... dans la circulation sirène allumée, je ne te dis pas le stress qu'elles ont....et en rentrant de l'intervention elles reprennent du service en aidant aux urgences!.
Bien sûr, lorsqu'elles arrivent à l'hôpital se sont les soucis familiaux qu'elles doivent mettre de côté pour ne penser qu'aux soins des malades en gardant le sourire, recevoir les familles pas toujours conciliantes..(comme partout il faut un fusible)
...J'ai vécu 21 ans avec une infirmière qui est toujours en poste, à 53 ans elle commence à trouver le temps long l'ambiance à l'hôpital s'est dégradée au fil des années , avec les directeurs qui se succèdent leur demandant plus de rentabilité les poussant à aller vite,(pour le fric toujours le fric!) tout devient usant et difficilement supportable....
Un chirurgien que je connaissais (Un voisin) s'est suicidé dernièrement ne supportant plus les cadences et le harcèlement dont il
était une des malheureuses victimes, triste quand on laisse deux enfants....
Ainsi va la vie dans les hôpitaux aujourd'hui encore les sourires sont présents mais les cœurs saignent....
Merci pour ton poème le personnel hospitalier le mérite grandement....
Mon amitié poétique
Maurice
C'est pour tout cela que j'ai posé mes mots, le revers de la médaille, aussi beau, mais combien difficile à remplir celui-ci!
J'aurais pu embrasser cette voie, mais je ne supporte pas la souffrance ni le sang! la souffrance encore je l'aurais supportée
car il fait partie de la vie!
Lorsque ma mère était en convalescence avant de s'en aller, je restais auprès d'elle lors de mes visites pour le repas.
Une immense salle, où j'avais les yeux sur son espace, je ne cessais de me lever, donner à boire, où prévenir un geste qui
ne pouvait atteindre le désir, et une personne que je reconnaissais car elle avait été dans la même chambre que ma mère,
m'a demandé de l'aider pour aller à la toilette. Je l'ai accompagnée, et tout à coup elle m'appelle pour,
comme à un enfant faire le dernier geste, alors je lui ai dit : "ce n'est plus un service que je vous rends car vous savez
le faire par de vous-même.
Je l'ai raccompagnée à sa chambre et elle m'a dit : "excusez moi, je vous avais prise pour une infirmière"!
Ce n'est pas grave, ne vous inquiétez pas!
Je sais qu'aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé, car on ne doit pas demander aux êtres de donner plus qu'ils
ne peuvent donner.
Amitiés poétiques, Poly