tieram
Maître Poète

Attraper la lune
Elle attrape la lune au bout de ses deux bras
Espérant que la nuit illumine son âme
Elle oublie que parfois Nyx dévoile la flamme
Lorsque l’amant s’invite en son bel apparat.
Elle aimerait ouïr l’écho dans le silence,
Sous l’éther embrumé que repère le temps
Dans l’immense prairie annonçant le printemps
Elle veille le jour aux bouquets de Provence.
Lorsque le crépuscule inonde tous les monts
Nul ne pense jamais à parler des démons
Qui s’installent le soir sur la berge marine,
Même l’ange a pour nom fidèle Séléné
Ravivant dans le vent l’univers enchaîné,
Car l’onde me ravit ô douce Mélusine,
Quand dès l’aube j’entends sa belle voix divine !
Maria-Dolores