Beaucoup de gens connaissent, de la vie à la mort, les divers scenarii planétaire,
Qu’ils portent la soutane, le smoking, le jogging, rien ne sert de courir après l’air,
Et notre vérité n’est pas celle des autres, contre ça il n’y aura plus rien à faire,
Et que beaucoup s’obstinent à faire notre la leur, ne détendra jamais l’atmosphère.
Assis depuis longtemps, sous le vent sur ce banc, rien ne vient qu’un gigantesque blanc,
Déplorer toutes les âmes, parties depuis tout ce temps, et se dire que c’était mieux avant,
Et pleurer tant de larmes, refoulées tout ce temps, n’empêche pas d’être heureux pourtant,
Et assis tristement sur ces ressentiments, ne sert qu’à en ressortir encore une fois gagnant.
Ces époques traversées, toutes ces épopées, resteront pour toujours de grands pas en avant,
Pour certains ce n’est rien, pour d’autres c’est bien peu, du temps perdu qui les rend austère,
Quand aux derniers pour qui c’est tout, l’expérience de la vérité, et toujours une âme d’enfant,
La peur n’évite pas le danger, et vivre est dangereux, car avoir peur de mourir c’est un enfer.
Beaucoup de gens attendent, pendant leur vie, leur mort, et s’obstinent à pleurer sur l’antan,
Les progrès du passé, qui font tourner le monde, ne les rendent pas plus fiers de leurs terres,
Le demain c’est la fin, le hier c’était la vie, que doivent ils faire pour vivre leur maintenant,
Derrière les ruines fumantes, de la world company, les vestiges se dressent d’un monastère.
Quand l’histoire se fait chantre de lendemains poétiques, que la prose arrêtera les guerres,
La feuille devient bouclier, l’inspiration un casque, et l’encre, une flèche en mouvement,
Et comme une flèche frappant le bouclier, le casque peut se réparer des coups, de la misère,
Et donner à d’autres, une simple possibilité, se demander aussi : c’est quoi après « avant » ?