Ce soir quand je te vois sur ton lit de dentelle
C’est ton corps brûlant, aux rondeurs ou se mêle
Un parfum de douceur, ce velours de ta peau,
Qui ressemble a la vague dessinée sur ton dos.
Entre les avalanches de ces neiges qui roulent
Et les vertes prairies de ces rivières qui coulent
Je découvre la source des profondeurs de l’âme
Enfouie quelque part, dans chaque cœur de femme
Une Chose qui m’attire au vide comme un vertige
Où j’ai sentis en elle des remords qui l’affligent
J’ai tellement connu les fleurs de son printemps
Pour y avoir longtemps labouré dans ses champs
La nuit pour se noyer dans la douceur amère
Sur le lit de la chambre aux blafardes lumières
Elle m’accule de mots qui pour me faire céder
Elle met tout mon talent pour se deshabiller
Enfin, le souffle de sa gorge se mélange au mien
Pendant que je me vide, en me tendant ses seins
Elle abreuve de nectar tous ses canaux sauvages
Par ma montée des eaux et l'ampleur de l'orage
Sous l’odeur de l’amour que dégagent nos corps
On retombe sur les draps vaincus à demi-mort
Moi fière d’avoir imposé toute une suprématie
Et elle d’avoir leurrée, pour continuer la vie.
Omar