Filiatus
Maître Poète
N'étant pas fan des philosophes
Que ce soient Onfray ou Lévy
Je n'ai écrit aucune strophe
Sur ces décortiqueurs de vie
Lors, Platon, Diogène ou Sénèque
Et leur théorétique gente
Dans mon humble bibliothèque
Ne sont que des pages volantes
Pour faire plaisir à un pote
Qui, de la Grèce est amoureux
Je vais étudier Aristote
Le plus accessible d'entre-eux
Le gosse naît d'un père pâtre
Quelque part en "Macédonie"
Vers l'an trois cent quatre-vingt-quatre
Avant Jésus-Christ, comme on dit
Point de prénom pour le bonhomme
[Et bien sûr surtout pas Harry]
Ce n'est que sous l'antique Rome
Que le prénom fût introduit
Son père nommé "Nicomaque"
Est un médecin malgré lui
Et de moutons en vaches, vaque
Avec sa trousse à pharmacie
Le roi "Amyntas" l'affectionne
Et souvent l'invite à sa cour
Avec son petit épigone
Pour soigner ses chagrins d'amour
Jusqu'au jour où le pauvre gosse
Devient orphelin à dix berges
Aussitôt dans la "Cappadoce"
Son oncle "Proxène" l'héberge
Doué d'une vive intelligence
À seize ans, il part étudier
La philosophie et la science
Entre Athènes et le Pirée
C'est une académie brillante
Dirigée par maître Platon
Depuis vingt-cinq années ou trente
Qu'il fréquente en demi-pension
Le maître admire son élève
À un point tel, qu'après dix ans
Au rang d'enseignant, il l'élève
L'amitié lentement venant
Quand Platon de vieillesse meurt
Vers l'an trois cent quarante-sept
Aristote croit venue l'heure
D'hériter du grand exégète
Hélas, c'est son neveu "Speusippe"
Qui obtient, par le testament
La fortune et le leadership
De l'école de son parent
Dépité, notre gentleman
Quitte la capitale grecque
Puis s'en retourne en Macédoine
Car ici il est un "métèque"
Malheureusement son village
A été détruit récemment
Les habitants en esclavage
Ont été vendus à l'encan
En Asie Mineure, il s'installe
En "Troade", précisément
Où vit un ami, général
De ce pays, gentil tyran
Quand la paix enfin est signée
Le philosophe déménage
Sur les bords de la mer Égée
Et s'intéresse aux coquillages
Aux coquillages et la faune
Sous-marine, pour s'amuser
Mais pour les candides béjaunes
Il fonde une université
Philippe II de Macédoine
Trouve en Aristote un complice
Pour faire un précepteur idoine
À son Alexandre de fils
Alexandre est bien jeune encore
Il vient juste d'avoir treize ans
Aristote et lui-même ignorent
Qu'on le surnommera "Le Grand"
Aussi, sans complexe le maître
Lui enseigne la poésie
La politique, l'art, les lettres
Et, bien sûr, la philosophie
Quand Alexandre accède au trône
Lorsque son père disparaît
Il conserve comme une icône
Son maître en son royal palais
Aristote a la quarantaine
Il se marie avec "Pythias"
Une jeune et jolie "Hellène"
Nièce d'un ancien de sa classe
Sa femme peu après décède
En mettant au monde un enfant
Pour Aristote, un seul remède
Retrouver l'amour promptement
Il convole en secondes noces
Avec la gracieuse "Herpyllis"
Une fille de "Cappadoce"
Qui lui donne bien vite un fils
À cinquante ans, le maître fonde
Une école tout près d'Athènes
Que fréquentent les têtes blondes
Et les "péripatéticiennes"
Pendant ce temps en Macédoine
Alexandre étant de retour
De quelque expédition persane
Au pays fait battre tambour
Car le neveu de notre maître
Contre ce prince à conspiré
Et se voit condamné à être
Prisonnier à perpétuité
Les deux anciens amis se brouillent
Jusqu'au jour où la Macédoine
Se prend une vraie ratatouille
Par les Athéniens pyromanes
Inquiet pour sa frêle famille
Le maître fuit vers Le Pirée
Avec épouse, fils et fille
Pour rejoindre l'île d'Eubée
Car, en ces temps troublés, les Grecs
Qui ont tant fait souffrir Socrate
Pour ce philosophe métèque
La mort serait presque immédiate
Mais au bout d'une année d'exil
Il fait son testament mystique
Émancipe ses gens serviles
Et meurt en aristo... cratique
Que ce soient Onfray ou Lévy
Je n'ai écrit aucune strophe
Sur ces décortiqueurs de vie
Lors, Platon, Diogène ou Sénèque
Et leur théorétique gente
Dans mon humble bibliothèque
Ne sont que des pages volantes
Pour faire plaisir à un pote
Qui, de la Grèce est amoureux
Je vais étudier Aristote
Le plus accessible d'entre-eux
Le gosse naît d'un père pâtre
Quelque part en "Macédonie"
Vers l'an trois cent quatre-vingt-quatre
Avant Jésus-Christ, comme on dit
Point de prénom pour le bonhomme
[Et bien sûr surtout pas Harry]
Ce n'est que sous l'antique Rome
Que le prénom fût introduit
Son père nommé "Nicomaque"
Est un médecin malgré lui
Et de moutons en vaches, vaque
Avec sa trousse à pharmacie
Le roi "Amyntas" l'affectionne
Et souvent l'invite à sa cour
Avec son petit épigone
Pour soigner ses chagrins d'amour
Jusqu'au jour où le pauvre gosse
Devient orphelin à dix berges
Aussitôt dans la "Cappadoce"
Son oncle "Proxène" l'héberge
Doué d'une vive intelligence
À seize ans, il part étudier
La philosophie et la science
Entre Athènes et le Pirée
C'est une académie brillante
Dirigée par maître Platon
Depuis vingt-cinq années ou trente
Qu'il fréquente en demi-pension
Le maître admire son élève
À un point tel, qu'après dix ans
Au rang d'enseignant, il l'élève
L'amitié lentement venant
Quand Platon de vieillesse meurt
Vers l'an trois cent quarante-sept
Aristote croit venue l'heure
D'hériter du grand exégète
Hélas, c'est son neveu "Speusippe"
Qui obtient, par le testament
La fortune et le leadership
De l'école de son parent
Dépité, notre gentleman
Quitte la capitale grecque
Puis s'en retourne en Macédoine
Car ici il est un "métèque"
Malheureusement son village
A été détruit récemment
Les habitants en esclavage
Ont été vendus à l'encan
En Asie Mineure, il s'installe
En "Troade", précisément
Où vit un ami, général
De ce pays, gentil tyran
Quand la paix enfin est signée
Le philosophe déménage
Sur les bords de la mer Égée
Et s'intéresse aux coquillages
Aux coquillages et la faune
Sous-marine, pour s'amuser
Mais pour les candides béjaunes
Il fonde une université
Philippe II de Macédoine
Trouve en Aristote un complice
Pour faire un précepteur idoine
À son Alexandre de fils
Alexandre est bien jeune encore
Il vient juste d'avoir treize ans
Aristote et lui-même ignorent
Qu'on le surnommera "Le Grand"
Aussi, sans complexe le maître
Lui enseigne la poésie
La politique, l'art, les lettres
Et, bien sûr, la philosophie
Quand Alexandre accède au trône
Lorsque son père disparaît
Il conserve comme une icône
Son maître en son royal palais
Aristote a la quarantaine
Il se marie avec "Pythias"
Une jeune et jolie "Hellène"
Nièce d'un ancien de sa classe
Sa femme peu après décède
En mettant au monde un enfant
Pour Aristote, un seul remède
Retrouver l'amour promptement
Il convole en secondes noces
Avec la gracieuse "Herpyllis"
Une fille de "Cappadoce"
Qui lui donne bien vite un fils
À cinquante ans, le maître fonde
Une école tout près d'Athènes
Que fréquentent les têtes blondes
Et les "péripatéticiennes"
Pendant ce temps en Macédoine
Alexandre étant de retour
De quelque expédition persane
Au pays fait battre tambour
Car le neveu de notre maître
Contre ce prince à conspiré
Et se voit condamné à être
Prisonnier à perpétuité
Les deux anciens amis se brouillent
Jusqu'au jour où la Macédoine
Se prend une vraie ratatouille
Par les Athéniens pyromanes
Inquiet pour sa frêle famille
Le maître fuit vers Le Pirée
Avec épouse, fils et fille
Pour rejoindre l'île d'Eubée
Car, en ces temps troublés, les Grecs
Qui ont tant fait souffrir Socrate
Pour ce philosophe métèque
La mort serait presque immédiate
Mais au bout d'une année d'exil
Il fait son testament mystique
Émancipe ses gens serviles
Et meurt en aristo... cratique