phenix365
Nouveau poète
De cette immense surface, que le continent à l'horizon
Infinies distances bouchées de forêts, de sommets
Cet enfermement fait vaciller ma raison.
D'Icare, je revêts les éthérés oripeaux
Et le vent, complice de mon envol secret
Me libère de ces oppressants barreaux.
Mais la fièvre céleste marque de sa cicatrice
Mon esprit inquiet
Et distille son essence corruptrice.
Du fond de l'abîme pélagique
Subsistent d'amers regrets
Qui consument mon âme anémique.
Ariane! J'ai touché ton fil salvateur
D'une main tremblante, d'une faible étreinte.
Ariane! Enfin se dissipe cette lancinante torpeur,
Lentement se dissout ce douloureux labyrinthe.