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Apostrophes en con-certos

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion lilasys
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lilasys

Maître Poète
Apostrophes en con-certos

Ces lourdes chaines imposées depuis l’enfance
Aux chevilles, aux poignets comme bijoux
Elle a chuté dans la boue, relevée en souffrance
Elle n’oublie rien mais tout est là dans un trou

Mais le destin la retrouve à chaque pas, virage
Dans le silence, elle recoud les plaies au cordon noir
Elle porte sur ses épaules tous ces terribles bagages
Même si sur son dos, ils l’apostrophent sans savoir

Elle a noyé, étouffé le passé au fond de ses entrailles
Qui veut vivre sur un bateau dans les fonds marin ?
Les corbeaux ont encore de longs jours de mitraille
Peu importe le calendrier, elle respire chaque matin

Ils ont triché avec la vie à faire saigner son cœur
Le marché n’est pas équitable, ainsi soit il !
Valsent les Dieux, les Diables, les cons en chœur
Parée de deuil, dans sa bulle, elle en perd le fil

Elle a donné sa vie, son amour sans facture
Sans compter le temps qui est la cerise sur le gâteau
Elle les aime de ce sang mêlé de veines pures
Dans le noir de ses jours, nuits, seule sur le radeau

Cloîtrée dans sa douleur, comme un monastère
Elle cagoule son être face à cette prise de conscience
Sans enfant, sans famille, sans amis, sans repère
La mort peut frapper à la porte, elle fera révérence

Elle a toujours suivi les envies, les choix de ces gens
Ceux qui aujourd’hui n’osent plus l’affronter de face
Arborant au cou une croix du christ c’est très élégant
Ont-ils pris la peine d’ouvrir un grimoire en messe basse ?

LILASYS
 
Ah, cette strophe de con sert tôt.

Ces gourdes déchaînes posées pour l’enfance,
Des broutilles, aux poings de ses ripoux,
Ils ont buté dans une boue, élevée de souffrance,
ils oublient tout, leur mémoire à un trou.

Mais le festin les retrouve aux ruptures de vitrage,
Pour un silence qui secoue les plaies d’un cordon noir,
Ils portent sur leurs épaules les petits avantages,
Portant sur leurs dos, une strophe de leur valoir.

Ils ont noyé, trafiqué le passé en rond de ses cobayes,
Qui peut suivre sur un râteau tous les sous marin ?
Un corbeau peut délier les tours contre mitrailles,
Ils colportent en scaphandrier, ils aspirent comme vilain.

Ils ont maquillé avec l’envie de faire saigner les cœurs,
Ce marché n’est équitable que pour eux, ainsi est il !
Et valsent sur les vieux diables comme cons en fleur,
Dégarés du seuil, dans leur bulle, ils en perdent le fil.

J’ai donné mes envies, mon humour sans facture,
« Sans compter le temps qui est ma cerise sur le gâteau, »
J’aime le sens emmêlé de mes veines si pures,
Dans le soir, le jours, les nuits, seul comme un fardeau.

Isolé dans la douceur, comme livré un à me taire,
Je cajole mon être face à une emprise de con en science,
« Comme enfant sans famille, sans amis et sans repère, »
Le sort peut sonner à ma porte, il sera ma préférence.

J’ai toujours suivi mes envies, les voix m’affligeant,
Celles qui hier posaient un plus de confronter l’espace,
Déplorant du coup un choix critique, c’est très décourageant,
Ai-je pris la peine d’entrouvrir un mémoire de fesses lasses ?
 
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