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APOPHTEGME MORTEM

LLUMIERELIVE

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APOPHTEGME MORTEM

Il faudrait savoir vivre avec la mort,
Admettre, concéder en cet état naturel,
L'accepter dès les battements de la conscience,
Ne pas la réfuter, l'éclipser en assauts du sort,
La ressentir d'évidence, sans craindre son aile,
La reconnaître, l'admettre en claire connaissance.


L'appréhension de la mort découle d'éducation manquante
Qui engendre et provoque une peur irrationnelle,
Effroi, angoisse, frayeur face à l'inconnu,
Aussi a-t-on crée des croyances, des religions clinquantes
Où certains s'agrippent, se harponnent, s'attellent
Afin de ne succomber en hurlements obtus.


Tout comme à apprendre à marcher, à parler, à écrire
L'homme devrait être confronté en la stricte réalité,
Parabole ou chaque nouveau né serait doté d'un livre:
Quelques lignes, feuillets, chapitres ou tomes à lire
Et lorsque la dernière page serait tournée
Son histoire serait bouclée, tel son temps à vivre.


Il faudrait savoir vivre avant la mort
En la magnificence du présent, en la seconde à venir,
Prendre goût au bonheur, le savourer à chaque instant,
L'important n'est de savoir si il y a vie après la mort,
Si les dieux nous encenseront de récompense ou repentir,
Mais de profiter ardemment de chaque instant restant.


La vie, la mort, inséparables notions de relativité:
Un navire qui se fond à l'horizon
N'en n'est pas pour autant disparu,
Il existe un foisonnement d'horizons
Où en d'autres regards il s'offre à naviguer.
De même pour l'homme, sa présence jouant en d'autres nues.


La vie, la mort, sources vives et inconditionnelles
Où l'existence se décline au cadran des horloges,
Leurs "tic tac" s'égrainent en l'harmonie de nos coeurs
Déposant le reflet troublant de silhouettes jumelles,
Nul ne peut soustraire leurs cillements, l'on ne s'en déroge,
De la vie à la mort n'apparaissent qu'influentes lueurs.
 
De la vie à la mort un tot indisiociable un tout unique et je suis bien d'accord avec toi sur ce point, un magnifique poème sur l'idée de vivre l'instant présent à bras le corps s'en trop se préocuper que sera demain car demain il sera toujours temps d'y penser bises l'amie.
 
Les orientaux sont bien plus en avance et ce de plusieurs millénaires...d'ailleurs n'est-il pas logique d'apprivoiser la mort puisque chaque jour nous y entrons un peu plus, allant peut-être (et pour moi sûrement) vers quelque réincarnation inconnue?
Je partage le contenu fort bien écrit de ton texte....Bisous...Lys
 
Nous recevons aujourd'hui, l'écho du big bang survenu il y a plus de 14 milliards d'années ( avec 20 mn de retard en plus à cause d'un encombrement dans la vallée du Rhône).
L'éclat de nos rires, de nos pleurs, circulera encore dans 14 milliards d'années .
Je suis super content, je n'ai pas encore fini de faire ch... mes voisins !!!
 
La mort ne m'a jamais bien inquiété ... Comme la vie, son nom s'écrit au féminin
Ce sont deux femmes qui me tiennent par la main ...
Elles gèrent toutes les deux mon début et ma fin
ça n'est pas elles que je crains ...
mais plutôt la souffrance qui s'écrit aussi ...
Au féminin ...

BRAVO POUR VOTRE POEME

Il dit très élégamment cette vérité que l'on veut à tout prix cacher derrière quelques mystiques pensées qui viennent tout fausser ...
 
Le sommeil et... le plaisir, sont déjà des
"petites morts"... souffrir est le hic du passage de l'autre côté du miroir...
D'ailleurs, on le dit : la vie ne vaut rien, mais comme tu le dis : rien ne vaut la vie ! après 'moa' la fin du monde... amicalement
 
Madame la Mort a une grande soeur qu'on appelle Souffrance, c'est celle ci que l'on craint le plus ....et quand Madame la mort est passée, elle laisse la place à Madame Absence qui elle, est vraiment intolérable ....
très beau texte mon oiseau
gros bisous
mary
 
Tout nous raméne à la Mort, cette idée est au fond de la Vie...
Bravo ma Mumu pour ce cours magistral.
bisous jojo.
 
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