totora
Nouveau poète
Je ne saurais expliquer ce que je ressens lorsque je pense à Anna, disons que le vide « m’inonde », et que je me détache de toute autre sensation. – si le vide est une… - J’ai peur vous savez ? J’ai peur de ce qu’est réellement Anna pour moi, j’ai peur de son importance qui oscille chaque jours un peu plus, je crois que quand dans ma tête parfois, Anna s’éloigne, Alice prend sa place, de manière spectaculaire à vrai dire… et impulsive aussi ! Ça prête à sourire, mais Alice c’est un peu l’antithèse d’Anna dans mes sensations, disons qu’Alice remplit ce vide, d’illusions, d’affects, je ne saurais le dire…
Anna tu vois c’est le vide, Anna tu vois c’est le vide… Le vide bien pur, ou bien trouble, question de perception, Anna c’est le vide, qui fait battre toutes les fibres de mon corps ! Des neurones aux muscles, de la peau aux cellules, Anna m’enivre, avec quoi ? Je ne sais pas, je n’ai jamais cherché à le savoir à vrai dire, et puis je m’en fiche, on ne questionne pas l’amour, - j’appel amour, toute entichement probable, ou désir plus conséquent – Anna, elle me faisait péter les plombs comme jamais ! Et puis… et puis… les remords. Anna ne pouvait me garder fâché plus de quelques heures, Anna… Anna c’était ma Anna, celle qui n’appartenait à personne sinon à la mélancolie, Anna elle était belle, belle comme personne, différente ? Différente. - Mon sourire aux lèvres.
Alice, Alice… C’était quelque chose qui n’avait rien à voir, quelque chose que je n’arrive pas à expliquer, c’est un peu ce dessin qui ternit et écorne l’image d’Anna jusque dans mes synapses. Evidemment Anna prime, et primera toujours, ce n’est pas une question de perception ni rien, c’est bien plus, comment dire… Dans la vie, - car je ne peux m’appuyer que sur ce seule argument dit « D’autorité » -, nous avons des certitudes, de celles aux allures immuables, que sont elles ? Sinon le fruit des affects, de ces signaux qui se répercutent jusque dans nos veines, qui pulsent avec le cœur, cet unissons étrange qui – paraît-il – à le don de nous satisfaire… Mais après tout le propre de l’homme n’est il pas de douter de nos certitudes ? De nous remettre en question, là encore je me cherche, Anna / Alice, à la question muette, je répondrais Anna, plus loin, dans un projet de répulsion… Alice ? Alice et l’illusion, Alice et se sentir vivant, Alice et ne rien suivre, juste regarder passer les jours, et se satisfaire de l’inaccessible « proche » ? Anna et ces sensations de vertiges prononcés et ce vide qui tourmente, qui tourmente… mais qui donne encore le courage de vivre. Anna, l’espoir, Anna… la petite lueur qui viendrait s’allumer dans le noir, repoussant les monstres dans les placards, et les petites bêtes dans les coins isolés, sombres, de ma cellule capitonnée d’air et de sang.
Dis tu les connais toi ? Les réponses à mes questions, celles qui, incandescente dans mon estomac, ne donne du répit qu’a la nuit tombée, lorsque les images prennent la place des actes, lorsque la pensée dépasse l’entendement, et que plus rien n’apparaît, que du silence, et puis les bras ensanglantés d’Anna, et son sourire… Putain que mon cœur bat dans ces instants ! Putain que mes larmes coulent, par ce qu’il faut le dire, elles coulent tant mes larmes… Il le faut bien, sinon que faire d’autre ? Mon corps ensevelit sous des tonnes de déchets spirituels, irréels, m’empêche de courir vers elle, je ne peux qu’hurler à Anna que je suis là… Mais Anna tu vois, Anna… Elle ne m’entend pas. Jamais… Je n’ai jamais su parler le langage d’Anna, alors Anna m’abandonne… Alors qu’à Anna, je ne sais simplement pas lui dire je t’aime. Et puis Alice… Alice qui guette, le sourire aux lèvres.