Jacqueshiers
Nouveau poète
Tous les anges déchus
Dans les cieux de mon âme,
Ailes brûlées par les flammes
De nos vies sans vertu,
Tous les anges brisés
Aux ailes déplumées,
Coupés par les vitraux
Des vides sidéraux
Aux clameurs ineffables…
Tous les anges en deuil
Demeurés sur les seuils
D’un Paradis perdu
Par tant d’impuretés,
Tous les anges damnés,
Tous les anges souillés,
Dont les plumes, de boue
Se voient là maculées,
Tous les anges crucifiés
Dans leurs terrestres drames,
Sommes-nous ces ailés
Et vivants psychodrames ?!
Tous les anges sans femme
Qui n’ont jamais aimé,
Tous les anges en larmes
Ne sachant pas pleurer
Au pied de ce bûcher
Qu’est devenu le monde,
Tous ces anges mutilés
A la face des Temps
De leurs plumes de sang
Trempées dans l’encrier
Ont écrit leurs cantiques
A la barbe de Bach,
Dont les doigts ont couru
Sur les os blancs et noirs
De claviers sans aurores
Et peut-être sans soirs…
Les orgues ont retenti
En sons de désespoirs
Et se sont balancées
Comme ces encensoirs,
Aux flancs gorgés d’encens,
Ainsi danse Satan
Au milieu de ces anges,
Anges sans paradis,
Les églises sont vides,
Les anges ont des rides
Où coulent des enfers,
Le Paradis est-il
Tout au fond de la terre ?!!
Jacques Hiers
Texte déposé. Tous droits réservés.
Dans les cieux de mon âme,
Ailes brûlées par les flammes
De nos vies sans vertu,
Tous les anges brisés
Aux ailes déplumées,
Coupés par les vitraux
Des vides sidéraux
Aux clameurs ineffables…
Tous les anges en deuil
Demeurés sur les seuils
D’un Paradis perdu
Par tant d’impuretés,
Tous les anges damnés,
Tous les anges souillés,
Dont les plumes, de boue
Se voient là maculées,
Tous les anges crucifiés
Dans leurs terrestres drames,
Sommes-nous ces ailés
Et vivants psychodrames ?!
Tous les anges sans femme
Qui n’ont jamais aimé,
Tous les anges en larmes
Ne sachant pas pleurer
Au pied de ce bûcher
Qu’est devenu le monde,
Tous ces anges mutilés
A la face des Temps
De leurs plumes de sang
Trempées dans l’encrier
Ont écrit leurs cantiques
A la barbe de Bach,
Dont les doigts ont couru
Sur les os blancs et noirs
De claviers sans aurores
Et peut-être sans soirs…
Les orgues ont retenti
En sons de désespoirs
Et se sont balancées
Comme ces encensoirs,
Aux flancs gorgés d’encens,
Ainsi danse Satan
Au milieu de ces anges,
Anges sans paradis,
Les églises sont vides,
Les anges ont des rides
Où coulent des enfers,
Le Paradis est-il
Tout au fond de la terre ?!!
Jacques Hiers
Texte déposé. Tous droits réservés.