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Nouveau poète
ANEYEL
Aneyel, au corps divin, tes ailes déployées,
Tu files au couchant du monde.
Ô sublime qui pose sur le vitrail du ciel,
N'as-tu point vu, dans ta course, le fiel,
Où t'entrainaient tes pensées vagabondes?
N'as-tu point compris ton péché?
Aneyel, tu as baissé tes grands yeux d'or,
Sur les vagues céruléennes caressant son corps de sienne.
Tu l'as admirée, elle si parfaite et si belle,
Tu as désiré ses courbes douces et sensuelles,
Ses monts offerts au vent qui sur elle se déchaine.
Pourquoi pleures-tu quand sur vous se lève l'aurore?
D'un seul regard, elle t'a vaincu et capturé,
Enchainant ton coeur et ton âme à ses mystères.
Tu l'aimes malgré le temps qui creuse ses sulcatures
Et tous ces hommes qui la blessent d'injures.
Pour elle tu as laissé place à ce fiel en toi, à cette colère.
Sombre Aneyel, pourquoi l'avoir contemplé?
Tu t'es couché sur elle en pleurant,
La couvrant du manteau de tes plumes mortes,
Tu as délaissé le firmament pour mettre les mains sur elle.
Tu l'as préférée à ton père, à ton assemblée fraternelle.
Que te donnera-t-elle en échange de ces cohortes,
Et de l'Ancien sur son trône de béryl et d'argent?
Ô toi l'ange du soleil, qui de la Terre s'est épris,
Toi qui combats ses ennemis par le ravage,
Tu t'es seul damné à vouloir la secourir.
Les cieux ont refermé les portes d'Ophyr.
Pourquoi n'es-tu pas resté sage,
Simple messager de la céleste cité de rubis?
Quand les anges, de la Terre, tombent amoureux,
Leurs ailes sont reprises, leurs plumes sont brisées.
Ils errent à jamais, ombres parmi les humains.
Mais toi, Aneyel, ton amour fut trop grand pour les siens.
Jaloux qu'ils foulent son sol, tu les as massacrés
Et fait de ton amante, un éternel enfer de feu...
Aneyel, au corps divin, tes ailes déployées,
Tu files au couchant du monde.
Ô sublime qui pose sur le vitrail du ciel,
N'as-tu point vu, dans ta course, le fiel,
Où t'entrainaient tes pensées vagabondes?
N'as-tu point compris ton péché?
Aneyel, tu as baissé tes grands yeux d'or,
Sur les vagues céruléennes caressant son corps de sienne.
Tu l'as admirée, elle si parfaite et si belle,
Tu as désiré ses courbes douces et sensuelles,
Ses monts offerts au vent qui sur elle se déchaine.
Pourquoi pleures-tu quand sur vous se lève l'aurore?
D'un seul regard, elle t'a vaincu et capturé,
Enchainant ton coeur et ton âme à ses mystères.
Tu l'aimes malgré le temps qui creuse ses sulcatures
Et tous ces hommes qui la blessent d'injures.
Pour elle tu as laissé place à ce fiel en toi, à cette colère.
Sombre Aneyel, pourquoi l'avoir contemplé?
Tu t'es couché sur elle en pleurant,
La couvrant du manteau de tes plumes mortes,
Tu as délaissé le firmament pour mettre les mains sur elle.
Tu l'as préférée à ton père, à ton assemblée fraternelle.
Que te donnera-t-elle en échange de ces cohortes,
Et de l'Ancien sur son trône de béryl et d'argent?
Ô toi l'ange du soleil, qui de la Terre s'est épris,
Toi qui combats ses ennemis par le ravage,
Tu t'es seul damné à vouloir la secourir.
Les cieux ont refermé les portes d'Ophyr.
Pourquoi n'es-tu pas resté sage,
Simple messager de la céleste cité de rubis?
Quand les anges, de la Terre, tombent amoureux,
Leurs ailes sont reprises, leurs plumes sont brisées.
Ils errent à jamais, ombres parmi les humains.
Mais toi, Aneyel, ton amour fut trop grand pour les siens.
Jaloux qu'ils foulent son sol, tu les as massacrés
Et fait de ton amante, un éternel enfer de feu...