isa90
Maître Poète
Amours automnales….
L’air se fait chaque jour, un peu plus frileux
Les étoiles ne brillent plus dans les yeux, de milles feux
Le temps des aveux, des moments fiévreux
Se perdent dans les matins brumeux…..
Au printemps des battements de cœur adolescents, innocents
Les regards à peine appuyés, les main dans la main hésitants
Et les promesses d’amour éternel scellé d’un baiser impatient
Se nourrissent d’espoir et, peu à peu s’envolent au vent…..
Rêve qui se perd dans les souvenirs douloureux, amers
Avec le temps, les cicatrices de ces tendres émois éphémères
Nous renvoient ce passé comme une étape obligatoire
Le premier amour reste à jamais, gravé dans notre mémoire.
L’air se fait chaque jour un peu plus frileux
Le soleil entame sa course vers d’autres cieux,
Sur la scène, peu à peu, on éteint les projecteurs
L’amour s’en va jouer le premier rôle ailleurs….
A l’été des corps, se susurraient d’audacieux « encore »
Dans L’ivresse des nuits blanches à s’aimer jusqu’à l’aurore
Quand désirs et plaisirs insatiables s’invitent à l’infini
Ne faire qu’un jour et nuit, jusqu’au bout de la vie.
Jeunesse tumultueuse, capricieuse, besoin de tout satisfaire
Envie de goûter aux jeux interdits, adultère, besoins primaires
Laisser parler les sens, oublier la raison, vivre la passion
Et se blesser aux épines de la cruelle désillusion.
L’air se fait chaque jour un peu plus frileux
La lune, elle aussi se drape d’un voile duveteux
Les corps nus, jadis, réchauffés sous les caresses sensuelles
Se recouvrent, alors de vieux pyjamas de flanelle.
À l’automne des amours, on balaie les feuilles mortes sur le palier
Le dernier rayon de soleil nous emporte vers une nouvelle destinée
Construire un autre toit, croire encore que tout peut encore arriver
On ose réanimer ses sentiments pour espérer voir le bonheur entrer.
Rattraper le temps, retrouver la vigueur de nouvelles joutes charnelles
Se fondre haletants dans les délices escarpés des sensations émotionnelles
Oublier que l’hiver, bientôt, viendra frapper accompagné du givre et du froid
Entends déjà au loin, le crissement infatigable de son pas…..
Prends moi dans tes bras, serre moi contre toi pour que jamais je n’oublie
Tous ces mots, tous ses moments, où, à l’automne de notre vie
Sous la chaleur de l’été indien, soupirs confondus nous partions au firmament
Ce firmament intemporel qui, depuis la nuit des temps, réunit les amants.
Isabelle