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Ami amen

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion myxene
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myxene

Nouveau poète
J’ai appelé l’ami l’amen,
Signe de croix qui ôte peine,
D’une prière, il répond,
Le pourquoi a la réponse ou le pardon ;

Sa voix douce, tranquille et amène,
Berce l’enfant en toi qui se déchaîne,
Lorsque tes yeux pleurent, les siens disent je t’aime,
Lorsque ta vie ne compte plus, il te prête la sienne,
De ton corps avachi, il redresse l’espoir,
De tes jambes immobiles, il redonne le départ ;

Lorsque ses mains n’ont plus d’ongles à vouloir arracher
son cœur impuissant et de folie possédé,
Ces mains crispées sont les tiennes qui l’enlace ;
Lorsque son esprit veut à pieds joints se jeter dans la tombe
et s’écraser dans l’impasse aux catacombes,
sa vie qui bat est ton cœur qui l’embrasse ;
Lorsque son monde n’est plus qu’un bouquet de paille enflammé,
Et qu’aveugle de tout dans son horizon bouché,
Dans cet univers tu es l’étoile du berger ;
Lorsque ses bras tendus ne savent plus te trouver,
Et perdu dans son moi replié,
Tu es ta main dans sa main pour un deux inchangé ;

Et lorsque tu danses et chante ou rie,
Sans te le dire pour toi il prie ;
Et tes mains jointes sont ton cœur qui le défend,
Tes murmures sont pour lui et pour lui seulement ;

De tes amours, il a la curiosité émue,
De tes projets, il pose l’étoile dessus ;
De ses fêtes, tu as le rythme du cœur,
De ses soirées, tu parfumes les heures ;
De tes vacances, il fait chanter les grillons,
De tes lectures, il souligne l’émotion ;
De ses restos, tu pimentes le menu,
De ses victoires, tu voudrais l’institut ;

N’oublie pas ;

Beaucoup se disent amis en cultivant l’absence,
Partager oui, mais rien d’autre que les danses,
Ils te parlent bien sûr, en un joli bruit,
Et feignent t’écouter pour être polis ;
Souviens-toi de ne pas être de ceux-là,
Qui t’oublient dès que tu n’y es pas,
Te traîtrent, en riant, de débile,
Et face à toi pensent, ironiques : imbécile !

Alors je dis, alors je crie pour qu’on m’entende,
L’amitié est la seule force qui se rende,
Le seul don sans exigence,
Le seul regard sans juge aux différences ;
Sans envie, jalousie qui dévorent,
Sans mensonge, sans raison et sans tort,
L’amitié est seule valeur à mériter tous les égards,
Le temps d’une vie où le beau à la bonne part,
Elle grandit et s’embellit de sa chaleur,
L’amitié est la femme du bonheur.
 
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