janu
Maître Poète
J’étais un Cherokee, et je vivais heureux
Avec ma belle squaw, un Amour chaleureux
Très jeune elle a été l’épouse de mon frère
Mort, on nous a mariés : j’ai obéi au père
Elle, s’y était soumise, c’était nos traditions
Déjà je l’admirais plaignant sa condition
Tous en même tipi : père, mère et frères
Brutalisée la nuit, elle ne savait se taire
A leur grande surprise j’ai voulu vivre à part
J’étais un bon chasseur, méritant des égards
En toute intimité, j’ai pu enfin la prendre
Ensuite dans l’après je me suis montré tendre
Avec nous un gardien qui est plus loup que chien
Hérité de mon frère son cheval ce n’est pas rien
Toujours monté à cru, jamais on ne se lasse
Ne faisant qu’un tous deux en période de chasse
C’est surtout les bisons qui font vivre l’Indien
Approchant l’animal il le marque comme sien :
Flèche à bout portant puis la gorge tranchée !
Il le ramène ensuite au camp comme un trophée…
Mais ils diminuaient : les blancs les massacraient
Faisant fi de leurs armes, ces blancs eux les combattaient
Moins nombreux, moins armés, sur de maigres réserves
Se retrouvant parqués sans qu’à rien cela serve
Leurs chefs ont décidé de se battre ou mourir
Sortie désespérée mais ne sachant où fuir
Et sans pouvoir trouver le gibier Rarissime
De vrais desperados que l’Amérique décime
Moi, brave parmi les braves, je suis mort au combat
Funérailles rituelles, je n’y ai pas eu droit
Mon épouse même très maigre, était appétissante
Et se l’approprier, la chose était tentante
Mariage fut ordonné mais elle l’a refusé
C’était un beau parti et mon père insistait
Un soir le responsable de son camp l’a violée
Mais elle l’a poignardé, puis elle s’est suicidée !
Elle m’a ainsi rejoint en l’unique Paradis
Ainsi que mon cheval, et notre chien, occis
Avec nos animaux, réunion fraternelle…
Nous ne faisons plus qu’un, en osmose éternelle
Jan
Avec ma belle squaw, un Amour chaleureux
Très jeune elle a été l’épouse de mon frère
Mort, on nous a mariés : j’ai obéi au père
Elle, s’y était soumise, c’était nos traditions
Déjà je l’admirais plaignant sa condition
Tous en même tipi : père, mère et frères
Brutalisée la nuit, elle ne savait se taire
A leur grande surprise j’ai voulu vivre à part
J’étais un bon chasseur, méritant des égards
En toute intimité, j’ai pu enfin la prendre
Ensuite dans l’après je me suis montré tendre
Avec nous un gardien qui est plus loup que chien
Hérité de mon frère son cheval ce n’est pas rien
Toujours monté à cru, jamais on ne se lasse
Ne faisant qu’un tous deux en période de chasse
C’est surtout les bisons qui font vivre l’Indien
Approchant l’animal il le marque comme sien :
Flèche à bout portant puis la gorge tranchée !
Il le ramène ensuite au camp comme un trophée…
Mais ils diminuaient : les blancs les massacraient
Faisant fi de leurs armes, ces blancs eux les combattaient
Moins nombreux, moins armés, sur de maigres réserves
Se retrouvant parqués sans qu’à rien cela serve
Leurs chefs ont décidé de se battre ou mourir
Sortie désespérée mais ne sachant où fuir
Et sans pouvoir trouver le gibier Rarissime
De vrais desperados que l’Amérique décime
Moi, brave parmi les braves, je suis mort au combat
Funérailles rituelles, je n’y ai pas eu droit
Mon épouse même très maigre, était appétissante
Et se l’approprier, la chose était tentante
Mariage fut ordonné mais elle l’a refusé
C’était un beau parti et mon père insistait
Un soir le responsable de son camp l’a violée
Mais elle l’a poignardé, puis elle s’est suicidée !
Elle m’a ainsi rejoint en l’unique Paradis
Ainsi que mon cheval, et notre chien, occis
Avec nos animaux, réunion fraternelle…
Nous ne faisons plus qu’un, en osmose éternelle
Jan