• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Amers Indiens...

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion janu
  • Date de début Date de début

janu

Maître Poète
J’étais un Cherokee, et je vivais heureux
Avec ma belle squaw, un Amour chaleureux
Très jeune elle a été l’épouse de mon frère
Mort, on nous a mariés : j’ai obéi au père

Elle, s’y était soumise, c’était nos traditions

Déjà je l’admirais plaignant sa condition
Tous en même tipi : père, mère et frères
Brutalisée la nuit, elle ne savait se taire


A leur grande surprise j’ai voulu vivre à part
J’étais un bon chasseur, méritant des égards
En toute intimité, j’ai pu enfin la prendre
Ensuite dans l’après je me suis montré tendre


Avec nous un gardien qui est plus loup que chien
Hérité de mon frère son cheval ce n’est pas rien
Toujours monté à cru, jamais on ne se lasse
Ne faisant qu’un tous deux en période de chasse


C’est surtout les bisons qui font vivre l’Indien
Approchant l’animal il le marque comme sien :
Flèche à bout portant puis la gorge tranchée !
Il le ramène ensuite au camp comme un trophée…


Mais ils diminuaient : les blancs les massacraient
Faisant fi de leurs armes, ces blancs eux les combattaient
Moins nombreux, moins armés, sur de maigres réserves
Se retrouvant parqués sans qu’à rien cela serve


Leurs chefs ont décidé de se battre ou mourir
Sortie désespérée mais ne sachant où fuir
Et sans pouvoir trouver le gibier Rarissime
De vrais desperados que l’Amérique décime


Moi, brave parmi les braves, je suis mort au combat
Funérailles rituelles, je n’y ai pas eu droit
Mon épouse même très maigre, était appétissante
Et se l’approprier, la chose était tentante


Mariage fut ordonné mais elle l’a refusé
C’était un beau parti et mon père insistait
Un soir le responsable, de son camp, l’a violée
Mais elle l’a poignardé puis elle s’est suicidée !


Elle m’a ainsi rejoint en l’unique Paradis
Ainsi que mon cheval, et notre chien, occis
Avec nos animaux, réunion fraternelle…
Nous ne faisons plus qu’un, en osmose éternelle

Jan

 
Merci Missmot, Merci Henriette :
une histoire racontée en poème
pas facile d'en maintenir le thème...
Amicalement
 
Histoire très prenante... Joli don de conteur... Amicalement
 
La dure loi des tribus mais une belle histoire d'amour ainsi que la disparition de tout un peuple venu par le détroit de Béring (qui gela et ne laissa aucune possibilité de retour) pour y trouver la mort l'alcool et le parcage ....qu'un jour revienne leur gloire! Mais les bisons eux ...auront-ils encore leur véritable rôle à jouer dans cet univers capitaliste? Bravo! pour cet écrit qui me touche beaucoup....Amitiés...Lys
 
Retour
Haut