Filiatus
Maître Poète
Einstein est très connu pour sa belle équation
E égal MC2 ou MC au carré
Et même s'il est dur d'avoir la solution
Rien que la formuler suffit à son succès
Il est aussi connu pour un certain portrait
Où il tirait la langue à quelques journalistes
Mais à part ça les gens pensent qu'Albert était
Un homme politique ou bien un grand artiste
Moi-même il m'a fallu consulter Internet
Avant de concevoir ma revisitation
Et fort de ma lecture aujourd'hui je me jette
Sur sa biographie avec délectation
Né dans la ville d'Ulm, au sud de l'Allemagne
Au nord de la Bavière, à l'ouest de la Bohême
Bien qu'on construise à Ulm divers aéroplanes
Il faut prononcer Ulm et non pas U.L.M.
C'était en l'an mil huit cent soixante-dix-neuf
Albert voyait le jour, le regard ingénu
Affublé d'une tête aux allures d'un œuf
Autant par sa rondeur que par son contenu
Car vous le devinez notre petit prodige
Pour les maths présentait de nettes propensions
Pour preuve ses calculs qui donnent le vertige
Sur le temps à chauffer l’eau de son biberon
A treize ans il écrit une petite bible
Sur la géométrie, oui mais il tourne en rond
Puisqu’à quinze ans, un prof, le juge incompatible
Et le met à la porte avec ses illusions
Aigrie par ce revers, la famille au complet
Emigre vers la Suisse au milieu des montagnes
Hisser leur rejeton vers de glorieux sommets
Qu’il n’avait pas atteint dans sa chère Allemagne
Durant trois ou quatre ans le jeune homme assagi
Passe ses examens qu’il réussit sans peine
Jusqu’au jour où l’amour s’insinuant dans sa vie
Il cesse d’étudier et les drames s’enchaînent
Or cet autodidacte avait un tel talent
Que déjà il publie d’intéressants ouvrages
Dans son cercle d’amis il est le plus savant
Et en nombre ses pairs vont à son mariage
Aurai-je trop écrit sur ce grand personnage ?
Déjà dix strophes et je n’en suis qu’à mi-vie
Je n’ai pas de raison de lui rendre un hommage
Plus qu’un autre appuyé même pour un génie
Aussi pour achever cet aimable discours
Je vais l’accélérer un peu à sa manière
Et pour le terminer dans le temps le plus court
Je vais confectionner un trou-noir littéraire
En mil neuf cent dix-neuf, après la Grande-guerre
Qu’il avait endurée, calfeutré à Berlin
Albert voyagera tout autour de la Terre
Pour s’exiler enfin chez les Américains
C’est là-bas qu’il mourut à soixante-seize ans
Aussi je conclurai cette histoire apocryphe
En disant qu’à sa mort j’étais encore enfant
Mais comme Albert dirait : ce n’est pas relatif
E égal MC2 ou MC au carré
Et même s'il est dur d'avoir la solution
Rien que la formuler suffit à son succès
Il est aussi connu pour un certain portrait
Où il tirait la langue à quelques journalistes
Mais à part ça les gens pensent qu'Albert était
Un homme politique ou bien un grand artiste
Moi-même il m'a fallu consulter Internet
Avant de concevoir ma revisitation
Et fort de ma lecture aujourd'hui je me jette
Sur sa biographie avec délectation
Né dans la ville d'Ulm, au sud de l'Allemagne
Au nord de la Bavière, à l'ouest de la Bohême
Bien qu'on construise à Ulm divers aéroplanes
Il faut prononcer Ulm et non pas U.L.M.
C'était en l'an mil huit cent soixante-dix-neuf
Albert voyait le jour, le regard ingénu
Affublé d'une tête aux allures d'un œuf
Autant par sa rondeur que par son contenu
Car vous le devinez notre petit prodige
Pour les maths présentait de nettes propensions
Pour preuve ses calculs qui donnent le vertige
Sur le temps à chauffer l’eau de son biberon
A treize ans il écrit une petite bible
Sur la géométrie, oui mais il tourne en rond
Puisqu’à quinze ans, un prof, le juge incompatible
Et le met à la porte avec ses illusions
Aigrie par ce revers, la famille au complet
Emigre vers la Suisse au milieu des montagnes
Hisser leur rejeton vers de glorieux sommets
Qu’il n’avait pas atteint dans sa chère Allemagne
Durant trois ou quatre ans le jeune homme assagi
Passe ses examens qu’il réussit sans peine
Jusqu’au jour où l’amour s’insinuant dans sa vie
Il cesse d’étudier et les drames s’enchaînent
Or cet autodidacte avait un tel talent
Que déjà il publie d’intéressants ouvrages
Dans son cercle d’amis il est le plus savant
Et en nombre ses pairs vont à son mariage
Aurai-je trop écrit sur ce grand personnage ?
Déjà dix strophes et je n’en suis qu’à mi-vie
Je n’ai pas de raison de lui rendre un hommage
Plus qu’un autre appuyé même pour un génie
Aussi pour achever cet aimable discours
Je vais l’accélérer un peu à sa manière
Et pour le terminer dans le temps le plus court
Je vais confectionner un trou-noir littéraire
En mil neuf cent dix-neuf, après la Grande-guerre
Qu’il avait endurée, calfeutré à Berlin
Albert voyagera tout autour de la Terre
Pour s’exiler enfin chez les Américains
C’est là-bas qu’il mourut à soixante-seize ans
Aussi je conclurai cette histoire apocryphe
En disant qu’à sa mort j’étais encore enfant
Mais comme Albert dirait : ce n’est pas relatif