guyhenri
Maître Poète
Ce danger plane sur ceux qui s’aiment Dès qu’ils cessent de dire je t’aime ! Avec le ton, l’intensité Et l’accent de la vérité. Menace de mort pour l’amour Ce feu qui les unit un jour, L’osmose parfait des sentiments Qui s’emparent du cœur des amants, Amenant leurs âmes à se confondre. Ceux-ci ne cherchant à comprendre ; D’où surgit l’impétueux désir Qui les fait rugir de plaisir Lorsqu’aussitôt ils s’enlacent, Dans un somptueux lit d’une place. Ne s’abstenir rien qu’un instant Paraissait durer trop longtemps Il leur fallait apaiser de leur corps L’insatiable désir rejaillissant encore. Mais cette pulsion si agréable soit elle Pourrait connaître une fin cruelle, Dès que se dressent des barricades Sur lesquelles se heurtent les assauts ; Du partenaire à fleur de peau Dont les avances n’ont pas d’écho. Contraint de s’unir par décades, L’être désiré lui tournant le dos. Quand l’un n’agit plus en amant L’autre frustré subit des tourments ! S’il est réduit à faire carême, Et d’avaler ses doux je t’aime ! N’étant plus nourri d’affection Et las des fréquentes privations, Peu à peu s’éteindront ses ardeurs La joie d’aimer s’enfuira de son cœur. Sachant que faute de bois le feu s’éteint, Que ce proverbe est plus que certain ; Ne cessez jamais de vous combler à satiété Pour préserver l’immense bonheur ! D’aimer qui s’enflamme dans le cœur Pour qu’il brûle une l’éternité. Guy