BnZ
Nouveau poète
Hurle face au vent,
Quitte à avaler la poussière.
Vis dans le néant
Si la plénitude te semble amère.
Tiens-toi debout, ici
Face à l'adversité volage
Qui comme la pluie
Se languit sur ton visage.
Les griffes des ténèbres
Et les délicieuses chaleurs
Se plantent dans nos vertèbres
Sous des yeux inquisiteurs.
On a crié sous le ciel
Noirs qui surplombent nos âmes
Dessinées sur des toiles de fiel
On a péri sous milles lames.
On est déjà morts cent fois
Sans avoir vu le soleil dansant,
Comme deux roses en émoi
Mortes avant d'avoir éclos et pourtant,
La vie, bête féroce et avide de douleur
Nous piétine comme un aliéné
Qui tuerait des êtres déjà en apesanteur
Dans leur infini sans destinée.
Le divin trépas a eu nos corps
Mais nos esprits attachés
Ensembles d'un nœud d'airain, dès lors
Ne forment qu'un seul spectre illuminé
Par des sensations vives
Qui s'entrechoquent avec véhémence.
Ainsi dans les tourbillons ou sur les rives
L'amour nous éclaire de ses rayons de clémence.
Ainsi les toiles de nos corps
D'une lumière diaphane s'abreuvent
Et ouvrent à nos cœurs fait d'or
Toutes les couleurs et tous les tendres fleuves.
Bercés par mille exhalaisons incertaines
Et exquises, tels que la rose, la lavande,
Dans des tombeaux et des actions qu'on croyait vaines
On voit que les suaires qui nous attendent
Ne seront que les berceaux mélancoliques,
Doux et rêveurs de nos futurs vies,
Rendant les anciennes rachitiques
Comparées à celles que l'amour aura réussi.
Ainsi hurle-t-on face au vent
Quitte à avaler la poussière.
Ainsi vivons-nous dans le néant
En l'attente d'une plénitude débonnaire.
Et ainsi je t'aime d'un amour défiant
Les plus grandes douleurs solennelles
Et triomphantes, comme César mirant
L'horizon dans l'espoir d'une conquête éternelle.
Quitte à avaler la poussière.
Vis dans le néant
Si la plénitude te semble amère.
Tiens-toi debout, ici
Face à l'adversité volage
Qui comme la pluie
Se languit sur ton visage.
Les griffes des ténèbres
Et les délicieuses chaleurs
Se plantent dans nos vertèbres
Sous des yeux inquisiteurs.
On a crié sous le ciel
Noirs qui surplombent nos âmes
Dessinées sur des toiles de fiel
On a péri sous milles lames.
On est déjà morts cent fois
Sans avoir vu le soleil dansant,
Comme deux roses en émoi
Mortes avant d'avoir éclos et pourtant,
La vie, bête féroce et avide de douleur
Nous piétine comme un aliéné
Qui tuerait des êtres déjà en apesanteur
Dans leur infini sans destinée.
Le divin trépas a eu nos corps
Mais nos esprits attachés
Ensembles d'un nœud d'airain, dès lors
Ne forment qu'un seul spectre illuminé
Par des sensations vives
Qui s'entrechoquent avec véhémence.
Ainsi dans les tourbillons ou sur les rives
L'amour nous éclaire de ses rayons de clémence.
Ainsi les toiles de nos corps
D'une lumière diaphane s'abreuvent
Et ouvrent à nos cœurs fait d'or
Toutes les couleurs et tous les tendres fleuves.
Bercés par mille exhalaisons incertaines
Et exquises, tels que la rose, la lavande,
Dans des tombeaux et des actions qu'on croyait vaines
On voit que les suaires qui nous attendent
Ne seront que les berceaux mélancoliques,
Doux et rêveurs de nos futurs vies,
Rendant les anciennes rachitiques
Comparées à celles que l'amour aura réussi.
Ainsi hurle-t-on face au vent
Quitte à avaler la poussière.
Ainsi vivons-nous dans le néant
En l'attente d'une plénitude débonnaire.
Et ainsi je t'aime d'un amour défiant
Les plus grandes douleurs solennelles
Et triomphantes, comme César mirant
L'horizon dans l'espoir d'une conquête éternelle.