Willypoète
Maître Poète

J’avais posé mon cœur dans vos mains
Il fut froissé comme un rien,
En me condamnant d’avance
Nous ne marcherons pas dans le même sens.
C’est dans un frêle battement d’aile
Que ma vie se retient du mortel,
Mais avant ma funeste envolé
J’avais espéré pouvoir vous aimer.
J’ai rêvé tant de choses de vous
Délicieusement tendre je l’avoue,
Des je t’aime pousser par le vent
Et maintenant emporté par le temps
.
J’irais prier sur votre tombeau
Pour de vrai et pour de beau,
Déposé des « je t’Aime »
Dans un petit matin blême.
J’avais rêvé que l’on pouvait s’aimer
Mais je reste avec mon bouquet fané
Devant ce qui est votre sépulture
Qui fait entre nous comme un mur.
Mes doléances se perdent dans l’air
Mon cœur saigne en solitaire,
Au rythme d’une pendule détraqué
Égrainant en seconde le verbe Aimer.
W.L.
09/08/2016