Madame Maud
Maître Poète
Je ne pourrai jamais croire qu'aimer c'est blesser. On ne saurait jamais m'en persuader.
Rester qu'importent les armées, les drames et les tranchés, je ne conçois pas que ce soit aimer.
Toute projection, toute soumission n'est que contritions : Remords d'un passé désoeuvré, d'un amour-propre qui s'est trop souvent absenté, dénie d'une force qui, enfouie, ne cesse de croître en ce qui est.
Aimer c'est aimer sans qualifier, sans exiger, sans attendre, sans espérer !
Aimer c'est aimer !
Ce sentiment le plus pur, n'est pas une armure, une pommade à soi. C'est une levure, un ciseau à bois, il élève, il biseaute, pourvu que les intentions sottes ne s'y mêlent pas.
Je ne céderai jamais à la peine du coeur car il ne sait pleurer.
Il est trop vivant pour ce leurre, trop savant pour s'effondrer.
Il bat au moindre signe de vie : une rose qui va faner, une feuille qui va tomber, un sourire qui va s'effacer, une rivière qui va se troubler.
Parce qu'il sait l'éphémère, les saisons, les torrents et les moussons, il goûte, il consomme et ne se retourne pas.
Il adore et en somme, ne s'attarde pas.
Comme on le veut on le nomme : éternel et sans tracas, l'impermanent ne l'est pas !
Et me raisonner à l'amour stagne, figé et perenne , ne fait que m'enfermer, je me débats !
Il est sacré, délicat, léger, libre, d'un éclat sans pareil, subtil et pur merveille. Et cela ne dure pas !
Alors pourquoi le laisser ternir, l'enfermer dans l'émoi, l'obliger à survivre au nom de la loi ?
Être libre est un état d'esprit, un coeur non las est un état de joie. Je ne serai jamais usée d'aimer, jamais déçue, jamais effrayée et jusqu'à mon souffle dernier, j'encenserai, je brillerai de ce sentiment là
Puis le laisserai muter à souhait sans jamais l'inquiéter, le retenir ou l'étouffer.
C'est le moindre que je puisse faire, je veux toujours l'honorer, lui si cher à mes inspirs, à mes expirs, à l'air chaque instant goûté en cette vie sacrée.
Madame Maud
Rester qu'importent les armées, les drames et les tranchés, je ne conçois pas que ce soit aimer.
Toute projection, toute soumission n'est que contritions : Remords d'un passé désoeuvré, d'un amour-propre qui s'est trop souvent absenté, dénie d'une force qui, enfouie, ne cesse de croître en ce qui est.
Aimer c'est aimer sans qualifier, sans exiger, sans attendre, sans espérer !
Aimer c'est aimer !
Ce sentiment le plus pur, n'est pas une armure, une pommade à soi. C'est une levure, un ciseau à bois, il élève, il biseaute, pourvu que les intentions sottes ne s'y mêlent pas.
Je ne céderai jamais à la peine du coeur car il ne sait pleurer.
Il est trop vivant pour ce leurre, trop savant pour s'effondrer.
Il bat au moindre signe de vie : une rose qui va faner, une feuille qui va tomber, un sourire qui va s'effacer, une rivière qui va se troubler.
Parce qu'il sait l'éphémère, les saisons, les torrents et les moussons, il goûte, il consomme et ne se retourne pas.
Il adore et en somme, ne s'attarde pas.
Comme on le veut on le nomme : éternel et sans tracas, l'impermanent ne l'est pas !
Et me raisonner à l'amour stagne, figé et perenne , ne fait que m'enfermer, je me débats !
Il est sacré, délicat, léger, libre, d'un éclat sans pareil, subtil et pur merveille. Et cela ne dure pas !
Alors pourquoi le laisser ternir, l'enfermer dans l'émoi, l'obliger à survivre au nom de la loi ?
Être libre est un état d'esprit, un coeur non las est un état de joie. Je ne serai jamais usée d'aimer, jamais déçue, jamais effrayée et jusqu'à mon souffle dernier, j'encenserai, je brillerai de ce sentiment là
Puis le laisserai muter à souhait sans jamais l'inquiéter, le retenir ou l'étouffer.
C'est le moindre que je puisse faire, je veux toujours l'honorer, lui si cher à mes inspirs, à mes expirs, à l'air chaque instant goûté en cette vie sacrée.
Madame Maud