• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Aimable agonie

Emilie88

Poète libéré
Sourire fiévreux, ambivalence éteinte.
Qu’elle fut douce et mielleuse cette étreinte
De feu, qui se déguise sous cette apparence
Timide et nerveuse, manquant d’assurance.

De tendres sourires, de mélodieuses paroles,
Sons qui dans l’infinie douceur s’envolent
Et virevoltent, et pourtant assomment
Autant que mille voitures qui klaxonnent.

Des mains timides se glissent sur mon corps,
L’enveloppent et le réconfortent et l’honorent,
Pour enfin l’étouffer avec indifférence,
L’attachant à ses propres espérances.

Ses bras se promènent comme une brise
Effleure l’herbe dont elle est éprise,
Qui se plie et se cambre sous ses caresses.
Et au fur et à mesure qu’ils progressent,

Ma peau tressaille et épouse la pression
De ces doigts innocents, qui sans nulle affection
S’enfoncent dans mon corps impuissant
Pour y faire jaillir quelques gouttes de sang.

De merveilleux baisers, chauds et suaves,
Se déposent partout sur ma figure hâve,
Sur mon front, mes joues puis mes lèvres,
Faisant monter en moi cette terrible fièvre,

Celle qu’on nomme couramment amour
Et qui vous emporte sans détour
Vers une mort lente et douloureuse ;
C’est bien ainsi que finissent les amoureuses ?

Les lèvres deviennent alors glacées,
Un globe de givre les a remplacées,
Aussi piquant que les plus sévères
Rafales du Nord sur un visage découvert.

Ses gestes dans une danse sensuelle
Laissent entrevoir une éventuelle
Liaison, et se déplaçant célères
Deviennent semblables à des éclats de verre.

C’est ce qu’on nomme un bonheur qui dévore.
Mon cœur s’apaise, s’enrage, s’endort,
Se meurt, demeure, s’écœure, s’étaie,
S’ouvre, se referme et enfin se tait.
 
Wouahhhhhh poème divin sur l'amour
Très beau partage
Merci
Gaby
 
Retour
Haut