Sur le palais d’aigue-marine, une nouvelle aube se lève,
Éclairant le trône solitaire de diamant qui étincelle, tel un éclair chassant la brume.
Son dossier victorien et vaporeux crépite doucement, comme une forêt de chênes ancestraux sans oiseaux.
Autour, pâles et innocents, surgissent bientôt les récifs cristallins de ses accoudoirs drapés de lambeaux…
Sur sa vétuste assise de soie turquoise, envahie par la mousse marine,
Gît encore, éclaboussée de carmin, la couronne argentée sans joyaux, reflétant pittoresquement
L’image ondulée d’une ombre en haillons.
Le spectre pleure silencieusement devant une fresque animée, bigarrée de gens en fête, et plaide :
« Ô visages difformes qui riez, à vos côtés, inhumant mes tares, je me suis étendu !
Dans le terreau de sable fin, j’ai retourné moult coquillages, perles, et tendu frénétiquement vers le sommet,
Sans que mon algue ne perce, ni n'atteigne jamais le plafond de verre azuré…
Aujourd’hui, louez mon répit dans le palais d’aigue-marine,
Car dans ce timide étang, j’ai enfin trouvé un reflet apaisant, bercé par des souvenirs doux-amers… »
Sur le trône, l’ombre s’assoit, la couronne au creux de la main, et s’endort.
Au zénith du soleil, dans le palais d’aigue-marine,
Seul subsiste le tableau, contemplant le fluide argenté et les cendres fumantes…
Éclairant le trône solitaire de diamant qui étincelle, tel un éclair chassant la brume.
Son dossier victorien et vaporeux crépite doucement, comme une forêt de chênes ancestraux sans oiseaux.
Autour, pâles et innocents, surgissent bientôt les récifs cristallins de ses accoudoirs drapés de lambeaux…
Sur sa vétuste assise de soie turquoise, envahie par la mousse marine,
Gît encore, éclaboussée de carmin, la couronne argentée sans joyaux, reflétant pittoresquement
L’image ondulée d’une ombre en haillons.
Le spectre pleure silencieusement devant une fresque animée, bigarrée de gens en fête, et plaide :
« Ô visages difformes qui riez, à vos côtés, inhumant mes tares, je me suis étendu !
Dans le terreau de sable fin, j’ai retourné moult coquillages, perles, et tendu frénétiquement vers le sommet,
Sans que mon algue ne perce, ni n'atteigne jamais le plafond de verre azuré…
Aujourd’hui, louez mon répit dans le palais d’aigue-marine,
Car dans ce timide étang, j’ai enfin trouvé un reflet apaisant, bercé par des souvenirs doux-amers… »
Sur le trône, l’ombre s’assoit, la couronne au creux de la main, et s’endort.
Au zénith du soleil, dans le palais d’aigue-marine,
Seul subsiste le tableau, contemplant le fluide argenté et les cendres fumantes…
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