lambada
Nouveau poète
La solitaire du Nord
Coup de cœur soudain, coup de cœur magrébin
C’est l’aube des chagrins, l’aube des bouquins
Elle semble sans amoureux et ce n’est pas honteux
Pourtant son cœur brûle de mille feux, pourtant il est chaleureux.
Elle resplendit l’allure d’une étoile brillante
Dévouée et attentive forge son image désirante.
Je voudrais lui interpréter son reflet à mon égard
Mais j’ai peur qu’elle m’offre le refus par son regard.
Pour l’instant, elle court sans arrêt
Elle m’a foudroyé un soir d’automne d’un sourire prêt
Cherche- t – elle dans l’abîme des journées l’Autre ?
Je désire qu’elle daigne venir s’illuminer sur ma poutre.
Qu’elle me change et me transporte dans des mondes, immondes
Lui dire l’effet qu’elle me fait la garderait dans ma ronde.
Elle ne semble jamais pousser de cris de tristesse et de détresse,
La nostalgie d’hier peint sur son visage cerné, la tendresse d’une prêtresse
Jeune femme dévouée à la couleur basanée
Recherche à travers les journées interminables ; cet autre âgée
A cette heure, où tu as emprunté ce voyage sans détour
Elle a compris que c’était un itinéraire sans retour.
Elle t’aimait cent fois
Alors que tu lui léguais une croix et un abri sans toit,
Le cœur blessé, elle offre son âme en signe de prière.
Trouve le courage pour regarder encore une fois derrière.
Tant de sacrifiés crédules qui se meurent
Entends- tu dans le silence de la nuit leurs pleurs
Pour un petit moment de bonheur solitaire
C’est tout un clan qui crie de colère
Ce nom symbolise ma galère, que je porte comme un calvaire
Elle est la gamine magrébine d’hier sans origine sur terre
Un héritage sans foi, juste par habitude
Pour l’heure je lutte, attitude fière contre la solitude.
L.P