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Adieu esseulé d'un matin

jenaleejtd

Nouveau poète
La fraicheur du petit matin où les rues se trouvent encore en profond sommeil, On entend au travers de quelques centaines de maisons, le son délicat des réveils. En ce jour férié les enfants harassés sont davantage bercés par leurs rêveries féeriques. Quelques personnes se doivent tout de même d'animer leurs corps peu énergique, Ouvrir les yeux afin de redécouvrir un quotidien qui les lancent dehors bien assez tôt, Rejoindre ces fonctions que l'on aime ou non, suivre un parcours que l'on connait un peu trop. Il n'y a plus de peur en traversant ces étroites rues perdues, risquant un mauvais hasard, Il n'y a plus le regard baladant chaque partie cachée de ce décor banlieusard, Le stress n'est envoûté certainement que par un éventuel retard réprimandé, Au final notre attention est profondément égarée, un fait que l'on peut vite regretter. Les grandes et pourtant restreintes lumières artificielles aide à l'animation de nos pas légers. On est seul, puis on ne l'est plus, un autre nous croise sans que le moindre partage soit échangé, Cela nous est égal, sauf à l'instant où il prend un autre chemin, laissant notre marche esseulée. Aucun sourire, aucune parole et malgré cela, nous aimons sentir une sainte présence à nos côtés. Et il y a cet homme se mouvant, ayant vécu bravement la cinquantaine, la moitié de sa vie, Maigre, une carrure sans force, une chevelure s'emplissant d'un triste ton, contre son avis. Parti de chez lui sans au revoir, sans un bruit, sans éveiller son aimée et ses grands enfants, Nul n'est chagriné quand la sérénité reprend son rythme après huit heures d'effort important. Mais lui en qui la malchance eut un sourire narquois, lui a fait rencontrer la folie des humains, Des coups de lames transperçant sa gorge, un cri, des jambes fuyantes, du sang coulant, puis plus rien. On ne sait si son portrait fait partie de nos souvenirs effacés, on ne sait s'il était apprécié. Nous, passants, ne garderons aucune image animés de lui, seulement celle-ci dénonçant une réalité, Celle où le buste et le visage nageant dans une mare sinistre nous montre la mort, faisant fuir ou immobiliser, Celle qui assurément éveilleront des paroles excédées, incompréhensives, ou même intéressées. Aussi personne ne pouvait savoir que l'assassin se tenait parmi la foule droit et fière devant son œuvre, Personne ne le savait, la concentration n'est plus, chacun se trouve unique et égoïste face à un cadavre. À ce moment dans notre for intérieur, on ne se préoccupe au début uniquement que de notre sécurité, En se demandant comment maintenant allons-nous déambuler en gardant un esprit de tranquillité. Puis notre mesquinerie s'apaise, on se dit qu'il aura partagé son adieu juste avec son agresseur, Sans garder la chance d'un peut-être du destin, un meurtre qui ici enferme plus de tristesse que d'horreur.
 
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