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Absurde n'est-il pas?

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Nouveau poète
Absurde n'est-il pas?​

Lors d'une promenade en forêt avec mon fidèle canidé, sous les feuilles renaissantes d'un vieux chêne, bercé par une brise légère, je me suis assoupi.
Porté par mon imaginaire, je me suis mis a rêver ; rêver de choses légères dont je vais vous faire le récit...
Les parfums champêtres qui m'entouraient m'aidèrent dans mes pensées lubriques. Les bruits sourds des lieux ajoutèrent un côté fantastique.
Dans ces conditions réunies, Morphée m'ouvrit les bras...

Je l'aperçu au fond de la clairière, dans un voilage dentelé ; un vent fort poussa le voile, dévoilant sa nudité.
Elle fit volte face pour abaisser l'insoumis, mettant l'arrière en spectacle, un magnifique fessier.
Ayant repris sa position initiale, le vent encore souleva le voile.
Le coloris de sa toison était le même que ses longs cheveux blonds ; je sentis un frisson courir en moi, me glaçant les sens de haut en bas.
La bougresse était jolie et faite de belle façon, mon rêve fantasmagorique me fit perdre la raison ; arrivé à ma hauteur, oubliant toute pudeur, je happai la belle au passage et la tirai sous les ombrages ; point de refus de sa part, elle se donna sans conditions.
Etalée sur l'herbe verte, sa chevelure couleur de blé, avec un fort accent de l'Est, elle me dit « je suis à toi ».
J'ôtai prestement l'emballage, les mains moites d'excitation, son corps ferme m'invita, répondant à mes pulsions.
Faisant fi de mes ardeurs, ses jambes enserrées à ma taille, dans un mouvement rotatif, elle modifia le scénario ; quand je fus nu comme un ver, décidé à me satisfaire, elle parcourut mon corps de ses doigts longs.
Des heures durant, elle m'assaillit de baisers forts et de petits cris ; elle me fit voir des étoiles dans un ciel clair de paradis.
Les positions qu'elle dirigea effacèrent le kamasoutra... Sans prétention je le confesse, je me débrouillai avec adresse.
Quand vint le moment de l'éruption, je la garnis sans façon, éreinté par tant d'exercices, je glissai dans les abysses...

Une langue rugueuse et ferme, dans ma bouche s'invita, tournoyant avec adresse happant les fins de mon repas.
Surpris par cette maladresse, après ce que nous avions vécu, j'ouvris les yeux pour fuir ce rêve qui ne m'intéressait plus... Quelle fut ma surprise au lieu de ma vision exquise de tomber nez à nez avec mon fidèle compagnon aux poils lissés.
Après avoir craché à ne plus avoir de salive, je me rendis à l'évidence, mon pantalon avait besoin d’une lessive et moi, une savonnée en abondance.
De retour à la réalité, je ne pus que constater… Que mon compagnon à quatre pattes, attiré par le faisandé, m’avait sans le vouloir extrait de mon péché ; quant à la belle des Carpates que j’avais imaginée, il fallut bien que je le constate… elle s’était évaporée.

Moralité de cette histoire!

« Les choses trop belles ne sont que songe » ! Qu'il soit fait de chair ou de poils vous avez toujours un fidèle compagnon pour vous le rappeler...

Armand Voss
 
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