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A une nymphe

Heroinwarhol

Nouveau poète
Dans la sombre splendeur D’une vaste insomnie ; Tu as fait de mes pleurs Les décombres maudits D’une plume sans rivage Que mes larmes soulagent ; D’une mer de pensées Que mes sanglots glaçaient Le glaive miséreux que ma pâle feuille embrasse ; Est un traitre, ivre et sadique, d’où suite l’encre Criminelle ; Et qui d’un acte sordide, hélas ! Vient meurtrir et souiller la blancheur qui s’échancre. Je t’accorde ces mots, Que l’on dit écorchés ; Dans des vers en ciseaux Que je t’ai gribouillés. Mon être s’est perdu, Dans le vide contigu De ma vile poésie Dont le Diable est épris. Tu ne voyais en moi qu’un illustre pantin. Inerte mais claustré dans le creux de tes mains. Je t’ai aimé sans arrêts, je le jure – Mon cœur. Comme on aime l’aquarelle des tableaux de Turner. Dans ta pupille infâme J’ai perdu la raison. J’y ai laissé mon âme, Et quelques oraisons Mais dans le noir parfois, Je me prends à rêver, Car j’ai le mal de toi, Que tu me reviendrais C’est alors que je plonge sur le sol inondé, Me noyant dans l’écume de délices dépravés Sous le poids salés des cascades de mes yeux, Qui ne cessent de couler sur nos moments à deux. Et toujours je m’enivre De notre souvenir ; Je ne puis plus t’aimer Que par l’âpre passé ; D’un amour si cruel Sur lequel je me meurs ; D’une nymphe immortelle Qui flagelle ma douleur. Cessons ces alexandrins salaces et funestes ! Conformisme absurde contre lequel je proteste. La décadente Liberté n’a pas de prix, Lorsque de l’amour et du chagrin il s’agit. Je défis règles, décrets ; la nuit et le jour ! Vous, qui tentez de détruire l’ordre sacré, De l’errance des rimes qui fondent mon discours Et dresse ces lignes, que tu ne liras jamais.
 
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