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A Prague la ville,

Vaury

Nouveau poète
Y a pas la mer à Prague
Mais c'est bien quand même
Puisque tu m'aimes.
Souviens-toi des vagues...
A Prague la ville.
Elles emportaient nos êtres
Loin dans la caravane des bohèmes
Où nous laissions souvent nos corps
Se coucher sur une couverture d'or
A Prague la ville.
Pas besoin de mer à Prague la ville !
Puisqu'il y a un taxiway nommé désir.
Les gens y coururent, peut-être pour fuir.
Ils ne savaient ni pourquoi ni pour qui ;
A Prague la ville.
Sous les lumières, lumières qui brillent.
Je t'avais entendu. Toi l'accordéoniste ;
Me suis surprise à t'offrir deux ou trois rimes...
A Prague la ville ;
Tu mérites bien quelques rites ? Dis-moi oui !
Sinon, sûrement me suis-je trompée de file !
A Prague la ville,
Les jardins dansent-ils ici ? Si, je te le dis !
Sans doute comme à Paris,
A Prague la ville...
Et si tu veux, et si l'on peut :
Nous pouvons pousser le voyage,
Jusqu'à Amsterdam. Tu dis Amsterdam ?
Oui ! de Prague la ville
Il n'y a qu'un pas à franchir ;
Il y a toujours pas la mer, mais l'amour fleurit.
De Paris à Amsterdam, en restant à Prague ;
Mais dis-moi, pourquoi Prague ? Pourquoi !
Parce qu'à Prague dans mes bras, tu n'auras plus froid.
Petite fille venant de Paris, venant de Paris.
Ville lumière qui n'arrive plus à te faire sourire.
C'est curieux j'en tremble, peut-être le vent ?
Ou ta pluie diluvienne qui tombe sur mon visage d'enfant ?
Je sais pas, je ne serais te dire.!
C'est sûrement un livre qui s'ouvre pour nous accueillir,
A Prague la ville.
 
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