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A Fatoumata dite Fanta

Soulman

Maître Poète
Vingt fois le maïs a jauni, Vingt fois le mil a mûri
Et je n’oublierai jamais
Que tu fus la Fanta de mes premiers fantasmes
C’est par une nuit de pluie brève
Que tu entras dans mes rêves
Ton visage ressemblant à une mer sereine
Tu posas sur moi ton regard de sirène
Qui m’invitait à venir danser avec toi
Sans trêve sur la grève, loin de tout malaise
Au rythme des lourds fracas sur la falaise
Alors, d’instinct et d’amour, je suivis sans frénésie
La folie de tes pas et de tes fantaisies
Oui, tu es la Fanta de mes premières fantaisies
Et vingt fois le maïs a jauni, vingt fois le mil a mûri
Que je n’oublierai jamais notre première danse sous la pluie
Lorsque le ciel nous chantait l’hymne à l’Amour
Au son du tambour de ses eaux
Au bruit sourd du tonnerre
Et à l’éclairage furtif de l’éclair
Vingt fois le maïs a jauni, vingt fois le mil a mûri
Et je n’oublierai jamais que ce jour-là
Je te caressais les cheveux trempés
Pendant que le ciel déversait sur nous des larmes de joie
Pour sanctifier nos corps enveloppés
Ô Fanta de mes premiers fantasmes
De mes premiers fantaisies
Et de mes premiers fantasques
Vingt fois le maïs a jauni, vingt fois le mil a muri
Et je n’oublierai jamais que j’étais ce petit fantassin
Sur les bords, un peu fanfaron
Mais qui osait tout en fanfare
Crier avec hardiesse:
"Je t’aime belle princesse!
D’un amour infini comme l’azur"
Et voilà, que vingt fois le maïs a jauni, que mil a mûri
Et que je me rappellerai toujours hélas
Qu’il a fallu seulement un hivernage de concorde
Pour que mûrisse entre nous, le pomme de discorde
Et alors tu disparus de ma vie pour toujours
Mais, vingt fois le maïs a jauni, vingt fois le mil a mûri
Fanta, mon premier amour ; je reste toujours fan de toi
 
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