titedidounette
Nouveau poète
Je rêve d’un diner aux chandelles
Avec pour toute nourriture un peu de sel.
De l’or fin du creux de mes reins,
Je te ferais un festin de riens.
On s’aimerait, en somme
Ou du moins nous ferions tout comme.
Mais au lieu de cela
J’ai si froid.
Ta cruelle absence
Fait une fois de plus référence
A ce terrible écho ;
Celui que j’entends depuis si haut.
Du toit du monde
Tu as lancé ta fronde ;
Tu m’as laissée m’empoisonner
Surprise, par tes baisers.
J’erre en plein brouillard
Toi, tu poursuis des fantômes noirs.
Il n’est pas de si tôt, ce soir
Où tu me laisseras percevoir
Un semblant d’attention,
Un effort dans tes intentions ;
Me montrer l’importance
Que tu accordes moins à ta romance
Qu’à la pure essence
De notre relation, cette chance.
Je devrais peut-être tenter de trouver
Le courage de te quitter
Mais je continue de me laisser aller
A toujours un peu plus m’enfoncer
Dans cet amour improbable,
Entre deux âmes asociales,
Entre deux amants fatals.
Pourrait-on croire une relation de poètes durable ?
Les larmes perlent de peur
Sur mes joues déjà en sueur.
Elles brisent mon bonheur
Elles font fondre mon cœur ;
Y laissant le désespoir
De ne plus y croire.
J’aurais dû m’en douter,
Je ne voulais plus recommencer.
Maintenant je sais pourquoi :
Ressentir cet effroi !
Vivre constamment dans l’angoisse
Qu’un jour, de trop, je te froisse ;
Que tu choisisses de t’effacer,
De laisser place à mon regret
D’avoir une nouvelle fois tout gâché,
De n’avoir su assez travailler
Sur ces aspects sombres ;
Ceux qui pourrissent et encombrent
Le cœur de personnes qui me sont chères,
Que chaque fois j’envahis, j’étouffe puis je perds.
Il est des plus importants :
De révéler tous ses sentiments
Tant qu’il est encore temps
Avant de se retrouver chacun d’un côté du néant.
Dès le début, l’ivresse
Les mots doux, les tendres caresses.
Tu t’es tellement méfié :
Mes ailes sont belles et bien brûlées.
Tu l’avais pourtant bien dit,
L’écriture n’est pas du temps de la vie ;
Elle l’embellit, en même temps la détruit.
Elle ne fait que montrer les choses
Qui rendent la vie moins morose.
Loin de les accomplir
On pousse alors ces soupirs ;
On regarde l’autre face du miroir
Des fois qu’on l’aurait laissé choir,
Ce petit mouchoir
Qui retient tous nos espoirs.
Je l’attraperais bien
J’en ferais des dessins
Je les mettrais au bout de mes seins
Que tu viendrais téter un beau matin.
Les couleurs n’en seraient que plus belles :
On les distinguerait au milieu des ombrelles,
Elles révèleraient l’éternel
Dans ces corps qui s’entremêlent.
De Kandinsky à Monnet
Ne subsiste qu’un seul attrait :
Exprimer l’évolution-une émotion,
Faire vivre la passion-cette révolution.
Elle est ancrée en moi
Et j’ai tellement peur pour toi :
Risquer que tu ne me supportes pas
Jusqu’à ce que je fasse ces changements là.
Si tu pouvais seulement m’aider,
M’encourager, me soulager,
M’assurer que tout va aller,
Que la vie ne va pas nous emporter.
Alors je le sais viendra ce matin
Où goulûment tu prendras mon sein.
Nous serons tout deux enfin sereins ;
Nous vivrons notre avenir main dans la main.
Avec pour toute nourriture un peu de sel.
De l’or fin du creux de mes reins,
Je te ferais un festin de riens.
On s’aimerait, en somme
Ou du moins nous ferions tout comme.
Mais au lieu de cela
J’ai si froid.
Ta cruelle absence
Fait une fois de plus référence
A ce terrible écho ;
Celui que j’entends depuis si haut.
Du toit du monde
Tu as lancé ta fronde ;
Tu m’as laissée m’empoisonner
Surprise, par tes baisers.
J’erre en plein brouillard
Toi, tu poursuis des fantômes noirs.
Il n’est pas de si tôt, ce soir
Où tu me laisseras percevoir
Un semblant d’attention,
Un effort dans tes intentions ;
Me montrer l’importance
Que tu accordes moins à ta romance
Qu’à la pure essence
De notre relation, cette chance.
Je devrais peut-être tenter de trouver
Le courage de te quitter
Mais je continue de me laisser aller
A toujours un peu plus m’enfoncer
Dans cet amour improbable,
Entre deux âmes asociales,
Entre deux amants fatals.
Pourrait-on croire une relation de poètes durable ?
Les larmes perlent de peur
Sur mes joues déjà en sueur.
Elles brisent mon bonheur
Elles font fondre mon cœur ;
Y laissant le désespoir
De ne plus y croire.
J’aurais dû m’en douter,
Je ne voulais plus recommencer.
Maintenant je sais pourquoi :
Ressentir cet effroi !
Vivre constamment dans l’angoisse
Qu’un jour, de trop, je te froisse ;
Que tu choisisses de t’effacer,
De laisser place à mon regret
D’avoir une nouvelle fois tout gâché,
De n’avoir su assez travailler
Sur ces aspects sombres ;
Ceux qui pourrissent et encombrent
Le cœur de personnes qui me sont chères,
Que chaque fois j’envahis, j’étouffe puis je perds.
Il est des plus importants :
De révéler tous ses sentiments
Tant qu’il est encore temps
Avant de se retrouver chacun d’un côté du néant.
Dès le début, l’ivresse
Les mots doux, les tendres caresses.
Tu t’es tellement méfié :
Mes ailes sont belles et bien brûlées.
Tu l’avais pourtant bien dit,
L’écriture n’est pas du temps de la vie ;
Elle l’embellit, en même temps la détruit.
Elle ne fait que montrer les choses
Qui rendent la vie moins morose.
Loin de les accomplir
On pousse alors ces soupirs ;
On regarde l’autre face du miroir
Des fois qu’on l’aurait laissé choir,
Ce petit mouchoir
Qui retient tous nos espoirs.
Je l’attraperais bien
J’en ferais des dessins
Je les mettrais au bout de mes seins
Que tu viendrais téter un beau matin.
Les couleurs n’en seraient que plus belles :
On les distinguerait au milieu des ombrelles,
Elles révèleraient l’éternel
Dans ces corps qui s’entremêlent.
De Kandinsky à Monnet
Ne subsiste qu’un seul attrait :
Exprimer l’évolution-une émotion,
Faire vivre la passion-cette révolution.
Elle est ancrée en moi
Et j’ai tellement peur pour toi :
Risquer que tu ne me supportes pas
Jusqu’à ce que je fasse ces changements là.
Si tu pouvais seulement m’aider,
M’encourager, me soulager,
M’assurer que tout va aller,
Que la vie ne va pas nous emporter.
Alors je le sais viendra ce matin
Où goulûment tu prendras mon sein.
Nous serons tout deux enfin sereins ;
Nous vivrons notre avenir main dans la main.