tieram
Maître Poète
Sonnet....Correspondances de Charles-baudelaire
« Les fleurs du mal »
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
« Les fleurs du mal »
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
A Charles. B
À l'automne les chants en prière se fondent
Dans un éclat vermeil des bois et des forêts
Et l'univers flamboie aux arômes discrets
Comme de longs échos qui de loin se confondent ;
Dans un éclat vermeil des bois et des forêts
Et l'univers flamboie aux arômes discrets
Comme de longs échos qui de loin se confondent ;
Suivant, le temps renvoie au silence l'été
Car s'endort la saison et le soleil décline
Sa course dans le ciel fuit l'aisance câline
Dans une ténébreuse et profonde unité ;
Car s'endort la saison et le soleil décline
Sa course dans le ciel fuit l'aisance câline
Dans une ténébreuse et profonde unité ;
C'est au soir que jaillit toute la vérité
Érato se confie au poète fébrile
En ses mots parsemés dans l'ombre puérile
Vaste comme la nuit et comme la clarté ;
Érato se confie au poète fébrile
En ses mots parsemés dans l'ombre puérile
Vaste comme la nuit et comme la clarté ;
On entend tous les jours les louanges qui sondent,
Les esprits indécis au décor teint d'espoir ;
Car le monde respire un bouquet d'encensoir,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent...
Les esprits indécis au décor teint d'espoir ;
Car le monde respire un bouquet d'encensoir,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent...
Maria-Dolores



