kandinsky
Maître Poète
4 saisons d’un homme en perdition
De dérisoires trottoirs, chaque soirs, lieux de pourboire
Un purgatoire sans gloire, miroir diffamatoire
Passants indifférents, piétinant le mendiant
Qui d’être jugé gênant, s’exile au grès du temps
L’été n’attise qu’une flamme, brûlant à petit feu
Ce corps transpire et crame, d’un enfer sans ciel bleu
Marqué au fer rouge sang, d’avoir un jour perdu
Proches, boulot, le laissant, quelconque individu
Dans la masse, tombent ses larmes, sur ce sol automnal
Sous cette place, ce vacarme, ploie son espace vital
Ses sanglots lourd de peine, se ramassent à la pelle
De ce flot qui l’emmène, ne s’amassent que poubelles
Gel en son cœur meurtri, le dégoût de la vie
Grêles sont ses jambes, il prie, près des égouts, une mie
Affamé sans un bout, même la flotte s’est figée
Désarmé jusqu’au cou, il grelotte affligé
Le printemps germera, sur une terre bien fertile
Son printemps demeura, sous sa pierre domicile
Il n’y aura ni bouquet, ni pleurs en profusion
L’homme aura abdiqué, sous le temps des saisons
Piloukan :-/ le 19/10/08