lawrascasa
Nouveau poète
Voyez revenir les temps bien incertains,
Quand les peines oubliées rôdent à nouveau,
Quand les images repoussées retissent les liens
De leur douloureux écheveau.
Voyez revenir les matinées nauséeuses et amères,
Quand les démons vous extirpent du sommeil,
Quand les plaintes violentes des fantômes solitaires
Assourdissent le monde et éclipsent le soleil.
Voyez revenir les instants ralentis par le doute,
Quand tous les dieux des hommes sont appelés à l’aide,
Quand toutes les âmes présentes restent à l’écoute
Priant pour ne pas entendre le cœur qui cède.
Voyez revenir les heures cotonneuses et noires,
Quand la nouvelle voyage, quand le malheur est bêtement dit,
Rapportant avec elle les échos de leurs désespoirs,
Les lèvres qui tremblent, les larmes et les cris.
Voyez revenir les atmosphères étouffées par les murmures
Alors que le héros de l’histoire n’entend plus rien.
Les regards perdus et l’air vicié des veillées où se susurrent
Les questions, les inquiétudes et les chagrins.
Voyez retomber la mère fragile et défaillante,
Les hommes qui cherchent vainement au dehors,
Un point à fixer, pour ne pas penser à ce qui les hante,
L’innocence de l’enfant qui demande de plus en plus fort.
Sentez revenir la brûlure du corps qui va bientôt se déchirer,
L’eau qui ne peut couler, la folie qui commence à pointer,
L’esprit qui bascule pour ne plus revenir tout à fait,
L’étrange sentiment que tout ceci n’est pas vraiment arrivé
Voyez repasser le frère aux yeux boursouflés
Par ce qui n’a jamais pu sortir, par le poids qu’il a accepté,
Par les mots qui ne viendront jamais pour lui dire qu’il l’aimait,
Par le gâchis qui vous auriez tant voulu voir réparer.
Voyez enfin se dresser à nouveau la table des amis,
Quand les histoires se mêlent de pleurs et de rires
Quand les silences heurtent froidement les appétits
Quand insouciance et légèreté s’échappent dans les soupirs.
Décembre 2003 - A la famille et aux amis
Quand les peines oubliées rôdent à nouveau,
Quand les images repoussées retissent les liens
De leur douloureux écheveau.
Voyez revenir les matinées nauséeuses et amères,
Quand les démons vous extirpent du sommeil,
Quand les plaintes violentes des fantômes solitaires
Assourdissent le monde et éclipsent le soleil.
Voyez revenir les instants ralentis par le doute,
Quand tous les dieux des hommes sont appelés à l’aide,
Quand toutes les âmes présentes restent à l’écoute
Priant pour ne pas entendre le cœur qui cède.
Voyez revenir les heures cotonneuses et noires,
Quand la nouvelle voyage, quand le malheur est bêtement dit,
Rapportant avec elle les échos de leurs désespoirs,
Les lèvres qui tremblent, les larmes et les cris.
Voyez revenir les atmosphères étouffées par les murmures
Alors que le héros de l’histoire n’entend plus rien.
Les regards perdus et l’air vicié des veillées où se susurrent
Les questions, les inquiétudes et les chagrins.
Voyez retomber la mère fragile et défaillante,
Les hommes qui cherchent vainement au dehors,
Un point à fixer, pour ne pas penser à ce qui les hante,
L’innocence de l’enfant qui demande de plus en plus fort.
Sentez revenir la brûlure du corps qui va bientôt se déchirer,
L’eau qui ne peut couler, la folie qui commence à pointer,
L’esprit qui bascule pour ne plus revenir tout à fait,
L’étrange sentiment que tout ceci n’est pas vraiment arrivé
Voyez repasser le frère aux yeux boursouflés
Par ce qui n’a jamais pu sortir, par le poids qu’il a accepté,
Par les mots qui ne viendront jamais pour lui dire qu’il l’aimait,
Par le gâchis qui vous auriez tant voulu voir réparer.
Voyez enfin se dresser à nouveau la table des amis,
Quand les histoires se mêlent de pleurs et de rires
Quand les silences heurtent froidement les appétits
Quand insouciance et légèreté s’échappent dans les soupirs.
Décembre 2003 - A la famille et aux amis