à toi que je croise à toi que je vois à toi que je connais si bien que parfois je ne sais plus tu es un autre presque frère à tenir droites nos paroles à tenir vraies nos rencontres à être plus que ce que je suis quand tu es là dans le silence de nos marches dans la quiétude des présences absence des mots quotidiens où s'usent les existence vraies tu donnes le relief à nos impatiences tu distribues des couleurs à nos oublis tu creuses sous le pas des habitudes l’élan vacille et l’équilibre se place entre nous pas d’ombre pas de lumière seulement la présence tendresse et écoute écart d’un regard aborder la confiance de l’océan des possibles âme amitiés pas à moitié émoi de la hâte de se rencontrer sans trier à tout prendre nos réalités sont l’existence multiplier par nos carrefours addition multiplication factorielle complexe des trésors cachés de l'amitié