al1oulautre
Nouveau poète
Suite quelques années après du poème "La Claire fontaine" (de 2008)
à la fontaine claire,bien des années après,
je m'en suis retourné,
rien n'y avait changé,
à un rossignol près !
Si tristesse fut grande
de point l'y retrouver,
elle fut vite asséchée
par le bonjour du vent
qui m'avait reconnu.
Et puis sans faire exprès
il souleva du sol
des plumes ensanglantées
traces d'un cruel combat.
Désolé de n'avoir pu
me taire ce lourd secret,
jetant toutes ses forces
pour se faire pardonner
il souffla en mon âme
comme son triste regret
d'avoir manqué de temps
pour effacer ce sang,
juste avant ma venue
pour tarir en mon coeur
toute envie de remord
d'être arrivé trop tard,
de ne point avoir eu
courage de rester,
rester le protéger !
J'ai hurlé de colère
en maudissant les Cieux !
J'ai craché sur le sol
l'égoïste souffrance
d'un égoïste cri !
Et d'un violent dédain
repoussé par avance
de mon ami le vent
les caresses consolantes,
pour m'illusionner moi-même
de ma douleur unique,
dont personne, ni rien
n'aurait pouvoir d'atteindre
et moins encore
ressentir !
Persistant malgré moi
à rester mon ami,
il choisit pour réponse
à mes excès de rage
de se faire innocence
d'une bise amicale,
écarta les roseaux,
immobilisa les eaux
pour offrir à mes yeux
un apaisant miroir
et la chance d'entrevoir
le reflet d'un sourire !
Le sourire de l'ami
moins orgueilleux que moi,
qui connaît pas la nuit,
qui connaît la souffrance
et le prix de la vie,
à qui,
quelques poèmes avant,
quelques années aussi,
j'avais confié l'oiseau,
l'oiseau et ses petits !
IL a claqué des mains,
une nuée d'oiseaux,
rossignols et perdreaux
au ciel se sont enfuis
et ma colère aussi
laissant place à la Paix !
Je suis tombé à terre,
et j'ai prié longtemps
ne sachant plus le temps,
ni quoi même demander,
sinon de tout cela
jamais rien oublier !
Alors j'ai écouté
et le chant des oiseaux,
et ce silence de Paix !
J'ai versé bien des larmes,
mais celles-ci la fontaine
de grâce me les a prises,
en partage à ses flots
les donnant en cadeau,
dévoilant son secret
d'avoir ses eaux si claires !
J'ai remis les roseaux,
justes comme ils étaient,
J'ai remercié le vent.
Auprès de la fontaine
je me suis excusé !
J'ai repris le chemin
de là d'où je venais
A l'orée du sous-bois
juste une simple flèche
sur un arbre j'ai gravée.
En rajout, j'ai écrit
quelques mots en petit
pour pardon demander
à ceux dont j'oublierai
de partager la peine,
d' la dire à mon Ami !