rivière
Maître Poète
Ô ma sœur de douceur
Le vent soufflait sur les bruyères
et les barques des comètes,
nos lèvres se mêlaient
aux splendeurs des rêves.
L’écho de nos rires glissait
sur
notre couche d’herbes et de mousse,
ô ma sœur de douceur.
Nous marchions
dans la nacre des chemins,
l’aube nous tendait des perles d’eau
que nous buvions au gré des ardeurs du jour,
nous errions
main dans la main
parmi
les bocages,
le Loir nous protégeait
de
son
baldaquin de plénitude.
A chaque escale du vent de nos pas,
tes bas de brocart brillaient
dans
la dentelle des surgeons,
l’océan de clarté
baignait nos amoureuses lices
lorsque tu réveillais
la suzeraineté de ma féminité,
nous nous arrêtions continûment
au bord du Loir
dans une chênaie,
tes bras nus m’enveloppaient
et tu m’entrainais
au mitan des fourrés
où les rimes de nos corps
luttaient d’harmonie.
Les mois ont passé,
ô ma divine,
retournons dans les sentiers,
parmi les halliers,
nous honorerons
les édits de nos nymphes,
et
qu’importe le Temps,
ô ma féale,
puisque
mon poème et notre tendresse
survivront à la mort !
Sophie 839
Le vent soufflait sur les bruyères
et les barques des comètes,
nos lèvres se mêlaient
aux splendeurs des rêves.
L’écho de nos rires glissait
sur
notre couche d’herbes et de mousse,
ô ma sœur de douceur.
Nous marchions
dans la nacre des chemins,
l’aube nous tendait des perles d’eau
que nous buvions au gré des ardeurs du jour,
nous errions
main dans la main
parmi
les bocages,
le Loir nous protégeait
de
son
baldaquin de plénitude.
A chaque escale du vent de nos pas,
tes bas de brocart brillaient
dans
la dentelle des surgeons,
l’océan de clarté
baignait nos amoureuses lices
lorsque tu réveillais
la suzeraineté de ma féminité,
nous nous arrêtions continûment
au bord du Loir
dans une chênaie,
tes bras nus m’enveloppaient
et tu m’entrainais
au mitan des fourrés
où les rimes de nos corps
luttaient d’harmonie.
Les mois ont passé,
ô ma divine,
retournons dans les sentiers,
parmi les halliers,
nous honorerons
les édits de nos nymphes,
et
qu’importe le Temps,
ô ma féale,
puisque
mon poème et notre tendresse
survivront à la mort !
Sophie 839