Tu es l’océan noir qui explose,
Engloutissant le monde alentour.
Benthésicymé courroucée,
Tu apportes le tsunami au grand jour.
Moi, je suis le vent capricieux,
Le baiser léger de la brise,
La brûlure que le soleil étouffant attise,
L'aile d'Hermès qui fend les cieux.
Ô Scorpion au regard luisant,
Tu cours-circuites mon esprit.
Noyons nos corps épris
Dans l'intimité de la nuit !
Je suis ton Gémeau insouciant
Qui fuit ton étreinte de fer,
Mais dont le verbe provoquant
Fait monter en toi l’enfer.
Les anciens ont raison
De fort douter de notre idylle :
Je suis un esprit libre, mobile.
Mais les astres mentent sur nous ;
Car, lorsque tu deviens mienne,
L’artiste en moi se réveille :
Je deviens la tempête ancienne
Où ton navire s’émerveille.
Dans mes filets, ma fière tigresse,
Malgré ton dard empoisonné,
Je sais que sous ton noir blason
Bat un cœur tendre mais damné.
Mon serpent me l'a susurré
Quand ton œil prédateur
Crachait son venin sur ma peau,
Pour masquer ta sombre terreur.
Théâtral et lent dans l'alcôve,
Face à ton élan fauve
Qui règne sur l’histoire,
Je joue le coureur de fond.
J’anticipe les prolongations du soir,
Ce moment suspendu dans le noir,
Lorsqu’ayant déversé ta fureur
Dans la lutte des cœurs,
Je caresse enfin ton étrange peur
Pour étreindre, confiant, ta pudeur.
Des inconnus masqués et contraires,
Si le destin les unit d’une volonté sincère,
Affrontent les vents et les éclairs.
Alors, je me moque bien de ta fourbe ;
Vers ton élan sauvage je me courbe,
Quitte à noyer mes ailes...
Car j'ai l’habileté de Pollux
Et l’ardeur sauvage de Castor.
Cueillir l’instant propice
Pour inverser ton jeu osé,
Et quérir de longs baisers :
Ton poison accidentel.
Ô amante charnelle, regarde les cieux :
Je suis ton amant tantrique,
Le rêveur libre et audacieux
Qui quitte son univers songé
Et reprend possession de son corps,
Pour te faire vibrer, muse troublée.
Engloutissant le monde alentour.
Benthésicymé courroucée,
Tu apportes le tsunami au grand jour.
Moi, je suis le vent capricieux,
Le baiser léger de la brise,
La brûlure que le soleil étouffant attise,
L'aile d'Hermès qui fend les cieux.
Ô Scorpion au regard luisant,
Tu cours-circuites mon esprit.
Noyons nos corps épris
Dans l'intimité de la nuit !
Je suis ton Gémeau insouciant
Qui fuit ton étreinte de fer,
Mais dont le verbe provoquant
Fait monter en toi l’enfer.
Les anciens ont raison
De fort douter de notre idylle :
Je suis un esprit libre, mobile.
Mais les astres mentent sur nous ;
Car, lorsque tu deviens mienne,
L’artiste en moi se réveille :
Je deviens la tempête ancienne
Où ton navire s’émerveille.
Dans mes filets, ma fière tigresse,
Malgré ton dard empoisonné,
Je sais que sous ton noir blason
Bat un cœur tendre mais damné.
Mon serpent me l'a susurré
Quand ton œil prédateur
Crachait son venin sur ma peau,
Pour masquer ta sombre terreur.
Théâtral et lent dans l'alcôve,
Face à ton élan fauve
Qui règne sur l’histoire,
Je joue le coureur de fond.
J’anticipe les prolongations du soir,
Ce moment suspendu dans le noir,
Lorsqu’ayant déversé ta fureur
Dans la lutte des cœurs,
Je caresse enfin ton étrange peur
Pour étreindre, confiant, ta pudeur.
Des inconnus masqués et contraires,
Si le destin les unit d’une volonté sincère,
Affrontent les vents et les éclairs.
Alors, je me moque bien de ta fourbe ;
Vers ton élan sauvage je me courbe,
Quitte à noyer mes ailes...
Car j'ai l’habileté de Pollux
Et l’ardeur sauvage de Castor.
Cueillir l’instant propice
Pour inverser ton jeu osé,
Et quérir de longs baisers :
Ton poison accidentel.
Ô amante charnelle, regarde les cieux :
Je suis ton amant tantrique,
Le rêveur libre et audacieux
Qui quitte son univers songé
Et reprend possession de son corps,
Pour te faire vibrer, muse troublée.
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