benoit la plume
Maître Poète
UN BEAU CRAPAUD M’A DIT
Toutes ces filles qui luttent
Contre la cellulite,
Je les croise au matin
Aux allées du jardin.
Elles suent, elles soufflent,
C’en est un truc de ouf,
La chevelure au vent,
Les pieds bientôt hurlant.
Un beau crapaud m’a dit :
Tu les verras samedi,
Aux terrasses des cafés
Elles seront défoncées.
Tu les verras aussi
Danser après minuit
Dans les bars à musique,
Elles seront électriques.
Le dimanche au marché,
Tu les verras passer,
Mais pas avant midi,
Elles seront bigoudis,
Le corps tout chiffonné,
Les yeux carillonnés
Par la polyphonie
Et les polissonneries.
Le lundi dès matin,
Elles seront sur le front,
Dans les métros bondés
Et les bus encombrés.
De nouveau le boulot,
Les collègues de bureau,
La machine à café,
Des choses à raconter.
A la pause déjeuner,
Tu les verras jeûner,
Une pomme, deux abricots,
Eau San Pellegrino.
Les portions limitées
Sauront les dessiner :
Top-modèles de banlieue,
Bimbos juste milieu.
Tu les verras encore,
Amoureuses de leur corps,
Qu’elles aiment et qu’elles châtient
Avec tant d’énergie
En salle de fitness,
Luttant en vraies tigresses
Contre la couperose
Des formes qui se déposent.
Tu les verras sans cesse
En espoir de princesse.
Mais c’est perdu d’avance,
Le temps les fera rances.
Cette chute brutale
Du discours animal
Me fit froid dans le dos,
Et je lui dis ces mots.
Beau crapaud perspicace,
Tu montres bien d’audace
D’oser les ramener
A la menue monnaie.
Elles sont nos fleurs des champs,
Nos rêves chevauchant.
Elles veulent changer l’histoire,
Et c’est bien méritoire.
Aussi je les salue,
Toutes ces filles qui luttent,
Que je croise au matin
Aux allées du jardin.
Toutes ces filles qui luttent
Contre la cellulite,
Je les croise au matin
Aux allées du jardin.
Elles suent, elles soufflent,
C’en est un truc de ouf,
La chevelure au vent,
Les pieds bientôt hurlant.
Un beau crapaud m’a dit :
Tu les verras samedi,
Aux terrasses des cafés
Elles seront défoncées.
Tu les verras aussi
Danser après minuit
Dans les bars à musique,
Elles seront électriques.
Le dimanche au marché,
Tu les verras passer,
Mais pas avant midi,
Elles seront bigoudis,
Le corps tout chiffonné,
Les yeux carillonnés
Par la polyphonie
Et les polissonneries.
Le lundi dès matin,
Elles seront sur le front,
Dans les métros bondés
Et les bus encombrés.
De nouveau le boulot,
Les collègues de bureau,
La machine à café,
Des choses à raconter.
A la pause déjeuner,
Tu les verras jeûner,
Une pomme, deux abricots,
Eau San Pellegrino.
Les portions limitées
Sauront les dessiner :
Top-modèles de banlieue,
Bimbos juste milieu.
Tu les verras encore,
Amoureuses de leur corps,
Qu’elles aiment et qu’elles châtient
Avec tant d’énergie
En salle de fitness,
Luttant en vraies tigresses
Contre la couperose
Des formes qui se déposent.
Tu les verras sans cesse
En espoir de princesse.
Mais c’est perdu d’avance,
Le temps les fera rances.
Cette chute brutale
Du discours animal
Me fit froid dans le dos,
Et je lui dis ces mots.
Beau crapaud perspicace,
Tu montres bien d’audace
D’oser les ramener
A la menue monnaie.
Elles sont nos fleurs des champs,
Nos rêves chevauchant.
Elles veulent changer l’histoire,
Et c’est bien méritoire.
Aussi je les salue,
Toutes ces filles qui luttent,
Que je croise au matin
Aux allées du jardin.