Filiatus
Maître Poète
Brutus serait le fils de Marc
Adopté par Jules César
C'est ce que soutenait Plutarque
Mais on le démentit plus tard
Il vient au monde en quatre-vingt
[Avant que Jésus-Christ ne naisse]
Et avec ses parents Romains
En Grèce, il passe sa jeunesse
Il apprend la philosophie
Et aussi le métier des armes
Puis, avec son oncle, il s'unit
Pour faire, à Chypre, le gendarme
Vers l'âge de vingt, vingt-deux ans
Enrichi, il revient à Rome
Et comme il se doit, en ce temps
Il fait son "cursus honorum"
Pendant ce temps Jules César
Revient de la guerre des Gaules
Avec en poche un diamant noir
[Vous allez trouver cela drôle]
Car l'objet est pour Servilia
Sa favorite, qui en plus
Est depuis quelque temps déjà
La jeune maman de Brutus
Le père de Brutus est mort
Mort, assassiné par Pompée
Mais Brutus un peu jeune encore
Lui a bêtement pardonné
Or Pompée et Jules César
Sont deux hommes qui se détestent
Ils se battent pour le pouvoir
Et là Brutus tourne sa veste
Il se bat contre son beau-père
Mais prend une déculottée
Furieuse, sa mère en colère
Essaie de le déshériter
César, hautain, passe l'éponge
Et le fait même gouverneur
Car depuis toujours, l'homme songe
À devenir un dictateur
Brutus, républicain dans l'âme
Ne l'entend pas de cette oreille
Et affûte une fine lame
Pour le tuer durant son sommeil
Finalement c'est au Sénat
Avec quelques sombres compères
Qu'il procède à l'assassinat
De son auguste et cher beau-père
En s'écroulant, Jules César
Le voyant parmi ses complices
Lui jetant un triste regard
Murmure : "Toi aussi mon fils"
[À ce niveau de mon poème
Je pose la question, ma foi
Brutus n'est-il pas tout de même
Fils de César et Servilia ?]
Après cette tragique scène
On pourchasse Brutus dans Rome
Il parvient à gagner Athènes
Où il réunit cent mille hommes
Une bataille de titans
Entre Brutus et Marc-Antoine
Est livrée au jour se levant
Dans la plaine de Macédoine
Près de quinze jours ils se battent
Ils font près de vingt mille morts
Brutus est fait échec et mat
Mais pour ne pas subir le sort
Que l'on réserve aux parricides
Le fouet jusques aux derniers sangs
Lors, vaincu, Brutus se suicide
À peine âgé de quarante ans
Adopté par Jules César
C'est ce que soutenait Plutarque
Mais on le démentit plus tard
Il vient au monde en quatre-vingt
[Avant que Jésus-Christ ne naisse]
Et avec ses parents Romains
En Grèce, il passe sa jeunesse
Il apprend la philosophie
Et aussi le métier des armes
Puis, avec son oncle, il s'unit
Pour faire, à Chypre, le gendarme
Vers l'âge de vingt, vingt-deux ans
Enrichi, il revient à Rome
Et comme il se doit, en ce temps
Il fait son "cursus honorum"
Pendant ce temps Jules César
Revient de la guerre des Gaules
Avec en poche un diamant noir
[Vous allez trouver cela drôle]
Car l'objet est pour Servilia
Sa favorite, qui en plus
Est depuis quelque temps déjà
La jeune maman de Brutus
Le père de Brutus est mort
Mort, assassiné par Pompée
Mais Brutus un peu jeune encore
Lui a bêtement pardonné
Or Pompée et Jules César
Sont deux hommes qui se détestent
Ils se battent pour le pouvoir
Et là Brutus tourne sa veste
Il se bat contre son beau-père
Mais prend une déculottée
Furieuse, sa mère en colère
Essaie de le déshériter
César, hautain, passe l'éponge
Et le fait même gouverneur
Car depuis toujours, l'homme songe
À devenir un dictateur
Brutus, républicain dans l'âme
Ne l'entend pas de cette oreille
Et affûte une fine lame
Pour le tuer durant son sommeil
Finalement c'est au Sénat
Avec quelques sombres compères
Qu'il procède à l'assassinat
De son auguste et cher beau-père
En s'écroulant, Jules César
Le voyant parmi ses complices
Lui jetant un triste regard
Murmure : "Toi aussi mon fils"
[À ce niveau de mon poème
Je pose la question, ma foi
Brutus n'est-il pas tout de même
Fils de César et Servilia ?]
Après cette tragique scène
On pourchasse Brutus dans Rome
Il parvient à gagner Athènes
Où il réunit cent mille hommes
Une bataille de titans
Entre Brutus et Marc-Antoine
Est livrée au jour se levant
Dans la plaine de Macédoine
Près de quinze jours ils se battent
Ils font près de vingt mille morts
Brutus est fait échec et mat
Mais pour ne pas subir le sort
Que l'on réserve aux parricides
Le fouet jusques aux derniers sangs
Lors, vaincu, Brutus se suicide
À peine âgé de quarante ans
