Voilà bientôt huit jours que je décuve et là je dois reconnaître que pour moi cette phrase me colle à la savate au mot près....j’ai bien eu quelques sursauts de récidive mais j’ai une volonté de fer...et le dire c’est bien ..non !...je ne vais pas recommencer...à vous de lire ce que j’ai griffonné au dessus...
Revenons à notre fer, ah oui l’autre jour souvenez-vous j’ai enfourché mon vélo que j’ai baptisé mon copain vous savez dans la vie il est très important d’avoir un compagnon de route, vous ne le saviez pas ?...et bien je vous l’apprends à mon âge je ne vais pas vous faire des cachoteries...
Donc, je suis parti copain clopant si vous suivez vous devez comprendre,
Il devait être environ un litron et un demi paquet de gris et oui on ne peut pas stopper d’un coup m’avait gentiment conseillé un ami à moi un ancien médecin clochard qui n’avait jamais exercé...il me disait toujours Momo au moins le boulot ne nous tuera pas...et avait raison ce brave Carafon...
Il fut une victime du progrés écrasé par un train au passage à niveau pas très loin de la boutique du marchand de spiritueux où nous avions l’habiture non, l’habitude de nous ravitailler à l’époque...ça c’est pour camper le lieu...
C’était un brave clochard un vrai un dur à cuire, il soignait mes maux rice et sa phrase favorite était tu peux picoler Momo le bon vin ne te fera jamais mal !... On buvait de la piquette mais de la bonne piquette
notre caviste nous faisait cadeau d’un litron tous les dix litrons bus!...Un bon commerçant comme il n’en existe plus !.
Autant vous dire qu’à l'époque les dix litres par jour à deux il nous les fallait bien..entre le casse croute du matin et celui du soir !...je ne vais pas vous faire un dessin...
Il avait calculé que tous les cinq jours cela nous permettait de boire gratos le lendemain !...très fort mon pote! boire à l’œil c’est un plaisir divin je ne vous dis pas !...
J’étais le littéraire, lui la machine à chiffrer on se complètait bien...
Alors je reviens à ce putain de train qui l’a écrasé ...voilà où nous mène le progrès bordel ! non mais je suis en colère comprenez moi perdre mon meilleur ami dans ces conditions...
Ils sont dangereux ces passages à niveau pour nous les gens de la picole, ils pourraient nous aménager un passage sous terrain merde, pour une fois ils feraient un bon geste !...
Ils attendent que l’on soit mort pour nous aménager ce sous terrain ?...
Enfin voilà comment s’est passé l’accident qui mena à cette triste fatalité si l’on peut dire...
Il était derrière moi, ou si vous préfèrez il me suivait au train nous avancions bon train j’ouvre le portillon du passage (un train peut en cacher un autre) on le pratiquait souvent je n’allais pas l’écrire sur mon arrière train !...je fais gaffe je ralentis je stoppe en voyant arriver le monstre sur la deuxième voie et mon pauvre pote qui était dans mon aspiration se met à me doubler à fond...
Impossible pour moi de le sauver la locomotive le prend de plein fouet je ne vous explique pas le dernier vol de mon pauvre Carafon !...ni son état ! je l’avais souvent vu avec la gueule défoncée mais là franchement je préfère passer sous silence la description détaillée, même un médecin légiste n’a jamais vu ça, c’est impossible !.
Il n’a pas souffert m’a dit la bleusaille
il est mort sur le coup...putain moi qui suis dur au mal, j’en ai vu de toutes les couleurs et bien croyez-moi j’ai eu mal fou à m’en remettre impossible de le reconnaître !.
Je crois bien que si je n’avais pas eu les dix litrons dans ma besace je n’aurais pas tenu le coup...
J’ai bu à la santé de mon pauvre Carafon la mine triste et les joues blêmes
bambino bambino...ainsi va la vie tout est bien fini...vous comprendrez que pour aujourd’hui je stoppe là...je saurai me souvenir du lieu où l’âme purifiée de mon camarade de voyage a été propulsé chez notre ami Bacchus rapidement n’en doutons pas une seconde !...
Je me recueille en sa mémoire, il en a manqué ce jour là .....et je vous retrouve pour suite de mon aventure un peu plus tard...
Revenons à notre fer, ah oui l’autre jour souvenez-vous j’ai enfourché mon vélo que j’ai baptisé mon copain vous savez dans la vie il est très important d’avoir un compagnon de route, vous ne le saviez pas ?...et bien je vous l’apprends à mon âge je ne vais pas vous faire des cachoteries...
Donc, je suis parti copain clopant si vous suivez vous devez comprendre,
Il devait être environ un litron et un demi paquet de gris et oui on ne peut pas stopper d’un coup m’avait gentiment conseillé un ami à moi un ancien médecin clochard qui n’avait jamais exercé...il me disait toujours Momo au moins le boulot ne nous tuera pas...et avait raison ce brave Carafon...
Il fut une victime du progrés écrasé par un train au passage à niveau pas très loin de la boutique du marchand de spiritueux où nous avions l’habiture non, l’habitude de nous ravitailler à l’époque...ça c’est pour camper le lieu...
C’était un brave clochard un vrai un dur à cuire, il soignait mes maux rice et sa phrase favorite était tu peux picoler Momo le bon vin ne te fera jamais mal !... On buvait de la piquette mais de la bonne piquette
notre caviste nous faisait cadeau d’un litron tous les dix litrons bus!...Un bon commerçant comme il n’en existe plus !.
Autant vous dire qu’à l'époque les dix litres par jour à deux il nous les fallait bien..entre le casse croute du matin et celui du soir !...je ne vais pas vous faire un dessin...
Il avait calculé que tous les cinq jours cela nous permettait de boire gratos le lendemain !...très fort mon pote! boire à l’œil c’est un plaisir divin je ne vous dis pas !...
J’étais le littéraire, lui la machine à chiffrer on se complètait bien...
Alors je reviens à ce putain de train qui l’a écrasé ...voilà où nous mène le progrès bordel ! non mais je suis en colère comprenez moi perdre mon meilleur ami dans ces conditions...
Ils sont dangereux ces passages à niveau pour nous les gens de la picole, ils pourraient nous aménager un passage sous terrain merde, pour une fois ils feraient un bon geste !...
Ils attendent que l’on soit mort pour nous aménager ce sous terrain ?...
Enfin voilà comment s’est passé l’accident qui mena à cette triste fatalité si l’on peut dire...
Il était derrière moi, ou si vous préfèrez il me suivait au train nous avancions bon train j’ouvre le portillon du passage (un train peut en cacher un autre) on le pratiquait souvent je n’allais pas l’écrire sur mon arrière train !...je fais gaffe je ralentis je stoppe en voyant arriver le monstre sur la deuxième voie et mon pauvre pote qui était dans mon aspiration se met à me doubler à fond...
Impossible pour moi de le sauver la locomotive le prend de plein fouet je ne vous explique pas le dernier vol de mon pauvre Carafon !...ni son état ! je l’avais souvent vu avec la gueule défoncée mais là franchement je préfère passer sous silence la description détaillée, même un médecin légiste n’a jamais vu ça, c’est impossible !.
Il n’a pas souffert m’a dit la bleusaille
il est mort sur le coup...putain moi qui suis dur au mal, j’en ai vu de toutes les couleurs et bien croyez-moi j’ai eu mal fou à m’en remettre impossible de le reconnaître !.
Je crois bien que si je n’avais pas eu les dix litrons dans ma besace je n’aurais pas tenu le coup...
J’ai bu à la santé de mon pauvre Carafon la mine triste et les joues blêmes
bambino bambino...ainsi va la vie tout est bien fini...vous comprendrez que pour aujourd’hui je stoppe là...je saurai me souvenir du lieu où l’âme purifiée de mon camarade de voyage a été propulsé chez notre ami Bacchus rapidement n’en doutons pas une seconde !...
Je me recueille en sa mémoire, il en a manqué ce jour là .....et je vous retrouve pour suite de mon aventure un peu plus tard...
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