Filiatus
Maître Poète
Le moteur Diesel est Germain
Il aurait pu être Français
Si la guerre avec les Prussiens
N'avait pas été déclarée
D'un père relieur à Paris
Vient au monde, dans cette ville
Le petit Rudolf [qu'on écrit
Rodolphe pour l'état-civil]
De mil huit cent cinquante-huit
À mil huit cent soixante-dix
En France, la famille habite
Dans l'attente d'un armistice
Mais, elle s'exile en urgence
De Paris au Royaume-Uni
Car la défaite de la France
Pousse à la germanophobie
De là, ses parents vont le mettre
En pension chez un oncle sien
Sur la terre de ses ancêtres
Pour y apprendre le prussien
Fier de retrouver ses racines
À l'école il est le meilleur
Déjà l'avenir se dessine
Il veut devenir ingénieur
À vingt et un ans, le jeune homme
Diplômé avec distinction
Est de retour en France comme
Ingénieur de fabrication
À vingt-cinq ans il se marie
Avec Marthe, une expatriée
Qui encourage son mari
À déposer pleins de brevets
Mais ses inventions qui concernent
"Réfrigération" et "vapeur"
Doivent être un peu trop modernes
Car très peu rémunérateur
En mil huit cent quatre-vingt-treize
Comme Benz et Daimler l'ont fait
Sur les moteurs, il sort sa thèse
"De la thermie et ses effets"
Trouvant le projet flamboyant
Heinrich von Buz et Alfred Krupp
Deux industriels Allemands
Le prennent alors sous leur coupe
Le moteur de Rudolf Diesel
Enchante de son curieux bruit
L'Exposition universelle
Sise en mil neuf cent, à Paris
Vu le coût bas en combustible
Pour faire tourner ce moteur
Il devient tout à coup possible
De concurrencer la vapeur
Aussi la marine marchande
Se passionne pour ses travaux
Une société allemande
En équipe un de ses bateaux
L'entreprise de l'inventeur
Devient florissante et prospère
Tout ce qui supporte un moteur
Pourra fonctionner pour moins cher
Mais la médaille a son revers
Dans l'ombre les jaloux chuchotent
Les soupçonneux et les pervers
Les concurrents ruinés, complotent
En septembre mil neuf cent-treize
Diesel et ses collaborateurs
Gagnent la capitale anglaise
Dans un paquebot… à vapeur
C'est le soir de la saint Michel
Toute la fine équipe dîne
Puis à vingt-deux heures Diesel
Se retire dans sa cabine
Or, le lendemain, à l'aurore
On trouve son lit non défait
Les marins repêchent son corps
Décomposé, dix jours après
Il aurait pu être Français
Si la guerre avec les Prussiens
N'avait pas été déclarée
D'un père relieur à Paris
Vient au monde, dans cette ville
Le petit Rudolf [qu'on écrit
Rodolphe pour l'état-civil]
De mil huit cent cinquante-huit
À mil huit cent soixante-dix
En France, la famille habite
Dans l'attente d'un armistice
Mais, elle s'exile en urgence
De Paris au Royaume-Uni
Car la défaite de la France
Pousse à la germanophobie
De là, ses parents vont le mettre
En pension chez un oncle sien
Sur la terre de ses ancêtres
Pour y apprendre le prussien
Fier de retrouver ses racines
À l'école il est le meilleur
Déjà l'avenir se dessine
Il veut devenir ingénieur
À vingt et un ans, le jeune homme
Diplômé avec distinction
Est de retour en France comme
Ingénieur de fabrication
À vingt-cinq ans il se marie
Avec Marthe, une expatriée
Qui encourage son mari
À déposer pleins de brevets
Mais ses inventions qui concernent
"Réfrigération" et "vapeur"
Doivent être un peu trop modernes
Car très peu rémunérateur
En mil huit cent quatre-vingt-treize
Comme Benz et Daimler l'ont fait
Sur les moteurs, il sort sa thèse
"De la thermie et ses effets"
Trouvant le projet flamboyant
Heinrich von Buz et Alfred Krupp
Deux industriels Allemands
Le prennent alors sous leur coupe
Le moteur de Rudolf Diesel
Enchante de son curieux bruit
L'Exposition universelle
Sise en mil neuf cent, à Paris
Vu le coût bas en combustible
Pour faire tourner ce moteur
Il devient tout à coup possible
De concurrencer la vapeur
Aussi la marine marchande
Se passionne pour ses travaux
Une société allemande
En équipe un de ses bateaux
L'entreprise de l'inventeur
Devient florissante et prospère
Tout ce qui supporte un moteur
Pourra fonctionner pour moins cher
Mais la médaille a son revers
Dans l'ombre les jaloux chuchotent
Les soupçonneux et les pervers
Les concurrents ruinés, complotent
En septembre mil neuf cent-treize
Diesel et ses collaborateurs
Gagnent la capitale anglaise
Dans un paquebot… à vapeur
C'est le soir de la saint Michel
Toute la fine équipe dîne
Puis à vingt-deux heures Diesel
Se retire dans sa cabine
Or, le lendemain, à l'aurore
On trouve son lit non défait
Les marins repêchent son corps
Décomposé, dix jours après