benoit la plume
Maître Poète
LES LUNETTES
Sur un voilier j’ai tout quitté,
J’ai mis le cap sur mon îlot.
Jamais ils ne m’ont retrouvé,
Je vis depuis au bord de l’eau.
Comme une aimée qui prend le voile,
Comme un soldat qui rompt les rangs,
J’fais des chansons pour les étoiles
Et des sourires aux cormorans.
Aux gens qui disent, aux gens qui savent,
Noyé en mer, quoi qu’il arrive.
Ils auront retrouvé l’épave
D’un vieux voilier à la dérive.
On voit parfois une dame sans âge,
Le dos voûté, le regard fier,
Qui dans l’église de mon village
Pour mon repos fait des prières.
Si elle savait que le Seigneur
L’a exaucée bien au-delà,
Que mon repos nulle part ailleurs
Aurait trouvé son Nirvana.
Je vis à l’ombre des cocotiers,
Les perroquets me disent bonjour,
J’ai des tortues pour oreiller
Et les sirènes me font l’amour.
Elles sont joyeuses, entreprenantes,
Quand de leur queue elles m’effleurent.
Parfois elles jouent à la servante
Et me repassent mes ch’mises à fleurs.
Ce sont des perles, ce sont des fées,
Je les étreins, je les encense.
Elles ont fait tant et si bien fait
Que je me trouve en dépendance.
Quand elles m’ont dit pour leurs soucis
Et leur budget en déficit,
Sans un dessin j’ai vite compris
Qu’elles souhaitaient que j’participe.
Pour pas les perdre et pour leur plaire,
Je leur ai dit « OK j’accepte ».
De temps en temps je rentre à terre
Et j’fais d’la pub pour les lunettes.
Comme une aimée qui prend le voile,
Comme un soldat qui rompt les rangs,
J’fais des chansons pour les étoiles
Et des sourires aux cormorans.
Sur un voilier j’ai tout quitté,
J’ai mis le cap sur mon îlot.
Jamais ils ne m’ont retrouvé,
Je vis depuis au bord de l’eau.
Comme une aimée qui prend le voile,
Comme un soldat qui rompt les rangs,
J’fais des chansons pour les étoiles
Et des sourires aux cormorans.
Aux gens qui disent, aux gens qui savent,
Noyé en mer, quoi qu’il arrive.
Ils auront retrouvé l’épave
D’un vieux voilier à la dérive.
On voit parfois une dame sans âge,
Le dos voûté, le regard fier,
Qui dans l’église de mon village
Pour mon repos fait des prières.
Si elle savait que le Seigneur
L’a exaucée bien au-delà,
Que mon repos nulle part ailleurs
Aurait trouvé son Nirvana.
Je vis à l’ombre des cocotiers,
Les perroquets me disent bonjour,
J’ai des tortues pour oreiller
Et les sirènes me font l’amour.
Elles sont joyeuses, entreprenantes,
Quand de leur queue elles m’effleurent.
Parfois elles jouent à la servante
Et me repassent mes ch’mises à fleurs.
Ce sont des perles, ce sont des fées,
Je les étreins, je les encense.
Elles ont fait tant et si bien fait
Que je me trouve en dépendance.
Quand elles m’ont dit pour leurs soucis
Et leur budget en déficit,
Sans un dessin j’ai vite compris
Qu’elles souhaitaient que j’participe.
Pour pas les perdre et pour leur plaire,
Je leur ai dit « OK j’accepte ».
De temps en temps je rentre à terre
Et j’fais d’la pub pour les lunettes.
Comme une aimée qui prend le voile,
Comme un soldat qui rompt les rangs,
J’fais des chansons pour les étoiles
Et des sourires aux cormorans.