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Margho

Maître Poète
Sur un nuage gris au confort incertain,
Gé se tenait prostrée auprès de Dieu le Père :
- Ah, j’en ai bien trop fait ! Voilà qui est certain
Et, je m’en mords les doigts… Tudieu ! Ça m’exaspère !

- Il est vrai, dit l’Ancien, que nos deux expériences
Sont assez ressemblantes : Moi, j’avais deux minots
Qui gambadaient heureux, fort ignorants des sciences,
Dans un jardin d’Eden, tous nus, tels asticots,
Et s’en vient le serpent qui tout me fiche en l’air !
Pourtant, j’avais bossé : Tu as lu la Genèse…
Un fourbe, ce rampant. Un brigand monte-en-l’air.
Le Cornu me l’avait sorti de sa fournaise…
Et les petits couillons ont fait tout à l’envers,
Un peu comme les tiens… Ingratitude humaine !

- Tu as mis sept jours… Moi, pour leur univers,
Il m’a fallu longtemps… Ce n’est pas mon domaine...
Je me suis appliquée, en lente évolution,
Patiemment, savamment… Des lustres, des semaines !
Je croyais en l’humain atteindre perfection…
Tu parles d’un chef d’œuvre que ces énergumènes !
Des océans donnés, ils ont fait des poubelles,
En mes forêts primaires, reste-t-il un seul tronc ?
Des bêtes disparaissent et meurent par ribambelles,
Les unes après les autres. Ça me prend le citron !
Sens ! L’air que je respire me paraît pestifère
Entre aérosols et gaz de combustion
J’étouffe peu à peu. Ils pourrissent l’atmosphère !
Je ne peux plus les voir, j’en ai indigestion.

- Ah ça, tu t’es loupée…T’aurais du t’arrêter
Juste avant ce chaînon excitant leurs recherches.
Toi, tu serais pépère, et bien moins embêtée
Sans ces homo-sapiens, abrutis et faux derches…
Je vais tenter pour toi d’envoyer un signal :
J’ai déjà essayé : coup de la vache folle…
Après celui des maigres, c’était original !
Voyons, réfléchissons… Ce jeu là j’en raffole.
Peu être un tsunami ? Mince, on l’a déjà fait…
On a tenté aussi le trou dans la centrale…
Les océans qui montent ? Je sais, c’est imparfait.
Il nous faudrait trouver punition magistrale…

Silence. Un ange passe et leur sert un canon,
« Santé ! Prospérité ! ». Tous deux lèvent leur verre
L’an nouveau sera-t-il, enfin bon, oui ou non ?
Gaïa, rassérénée, s’écrie d’un ton sévère :

- Ou alors, laissons-les se débrouiller entre eux
Et qu’ils courent à leur perte puisqu’ils savent le faire :
Leur futur est écrit, il sera désastreux.
Une fois débarrassés, nous pourrons tout refaire.

Gaïa et Dieu entonnent, bras dessus, bras dessous,
Un chant, de corps de garde, à défaut d’espérance
Les revoilà joyeux mais aussi un peu saouls…
Scellant nos destinées avec exubérance
 
Attention il ne faut pas faire généraliser...la plupart des homo sapiens sont des êtres raisonnables dignes de leur espèce...
Toi et moi, nous n’avons rien à nous reprocher Margho...
Notre planète est la proie d’une minorité d’esprits dégénérés qui ne voient que par le fric...
Rassure toi la terre survivra à ces petites cicatrices en un craquement d’allumette à l'échelle du temps...
Du passage de l’homme elle n’aura gardé alors aucun souvenir....
Félicitations
Amicalement
Maurice Marcouly
 
Je ne sais pas où on va mais on y va. Tout ça pour mettre tout le monde d'accord : en poussière d' étoile peut être ! !!
 
Oui c'est sur. Tout le monde sera réduit en poussière un jour , d'une façon ou d'une autre mais le plus tard possible lol
 
"Sur un nuage gris au confort incertain".... l'histoire commence mal...lol
Attendre la disparition de leurs brouillons pour refaire des "chefs d'oeuvre"....c'est une des solutions !
ET eux, ils ont tout leur temps !
Bien narré, avec des idées "tragi-comiques" !
belle journée
Philaly
 
Belle idée que cette discussion pour dépeindre ce triste tableau, l'humain C'est certain s'autodetruit mais je crois fort que C'est la terre qui vaincra.
Merci pour cette lecture
 
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