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Princesse de mes nuits…

Phinoue

Maître Poète
Insomnie, tu es ma seule odeur
Tu rends triste mon cœur
À minuit, tu quittes tes portes jarretelles
Pour me séduire, moi simple mortelle


Tu m’avais promis de t’en aller
Amante d’une de mes nuits, tu devais filer
Mais tu n’as pas oublié ta jouissance
Tu es revenue me demander en abondance


Tu prends plaisir à me caresser
Laissant sur ma joue coulaient
Les larmes de mon corps convulsé
Où, je m’abandonne à ta triste réalité


Voilà quelques heures que je traine
Tu me rattrapes et m’entraines
Enlacée dans tes bras pour que je vienne
Comprendre que toi seul tu es ma reine


Enflammer, en moi tu t’es accroché
Sur cette danse endiablée
Ou ma tête se vide, et le froid s’empare de moi
Lasse de ton plaisir, tu me remplis plus d’effroi


Tu me fais tournoyer, dans cette pièce sans gêne
Encore une heure et tu m’auras remplie de haine
Pourtant tu restes là, tu me deviens immortelle sans plus te cacher
Tu abuses et frisonnes ma tête comme un sexe écorché


Mes mains t’en arrachent quelques cheveux
Le temps s’est arrêté, j’écoute tes aveux
Mes yeux n’existent plus, comme délaissés
Tu me deviens une douce folie intemporelle, d’où je veux m’en échappée


J’en viens à m’étouffer, sous mon oreiller
Ou mais cries de délivrance est enraillée
Pour toi, quel plaisir, tu nages dans l’extase
Ou moi je pleure et m’enlise dans la vase


Tu prends ton pied, quel bonheur
Tu t’amuses et t’engouffres dans mon cœur
Tu ouvres une à une mes cicatrices
Me faisant rappeler que de ma vie, je ne suis qu’actrice


Tu te remplis de joie, de mon encre coulée
Qui me serre à écrire pour me libérer
Mais de mon être, tu t’es marié
Alors que moi tous simplement je veux divorcer


Tu es têtue et embrasses ma peine
Alors que cela en’advienne
J’accepte, mais le jour se lève, pour toi tu dois me quitter
Ne fais pas semblent de pleurait, et d’être peiné
Je sais que tu reviendras la nuit prochaine m'écorcher


Encore une fois jouer ta vilaine
Une nuit de plus pour moi, ou je me battrais dans le vide
Avec le fruit de ta jouissance qui me laissera un gout acide
Doucement bercée, tu me laisses, et m’enrhumes
Tu disparais dans la brume


Comme si de rien étais
Je n’ai juste pas fermé l’œil, demande à ma plume peiné
Pour toi s’est nuit-là, te sont passionnées
Et tu as raison parce que encore une fois tu,


… As gagné…

-Fin-
Delphine D.
© Tous droits réservés.
 
Dernière édition:
Un texte qui secoue
Tu as donné un sacré rythme à tes vers
Gros sur le coeur
Bien narre
Ai pris plaisir à te lire
Bises jojo
 
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