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Mappemonde ......

lilasys

Maître Poète
  • Mappemonde
  • Je suis partie un jour avec pour seule compagnie
  • La rose des vents, ma complice
  • Chaussé des souliers de l'innocence
  • Les poches trouées de désillusions
  • Le sac à dos bourré de naufrages
  • Un livre de prières pour les nuits d'orage
  • Quelques feuilles, une plume pour les éclaircis
  • Les pas de troubadours plongés dans le silence
  • Motivés d'une cuillère à soupe d'insolence
  • A travers le temps, celui qui reste
  • Là où les routes n'usent les pieds
  • Aussi longues soient-elles, c'est être vivant
  • A la lisière d'un bois, un champ, les rails d'un train
  • Eviter les impasses, les portes sans issue
  • Qui sont le signe de la fin du voyage
  • La terre et le ciel pour seul témoins
  • Sans nom, sans domicile, sans carte de visite ,
  • Homme libre ! Sans soucis, comme toute fortune quelques billets
  • L'aurore se lève en baillant derrière les nuages matinaux
  • Le chant des oiseaux est une symphonie pour un réveil en musique
  • Les petits affamés piaillent dans le nid
  • Toutes ces petites choses que la vie artificielle commande
  • <Ouvrir les volets,le réveil sonne,le petit déjeuner
  • C'est le début d'une longue, très longue prise de tête>
  • Toute une population, un jour de grand marché .
  • LILASYS ....

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Nappe ronde

Tu es revenu ce soir nous tenir compagnie,
La pose souvent est ton harmonie,
Réhaussée du boulier de l'insouciance,
Les proches enrouées de tes allusions,
Le bac à sots entouré de tes sages,
Une livre de banquière pour qui suit les mages,
Quelques pages et t’enfumes les indécis,
Trépas des trous balourds replongés dans leur science,
Mots privés d'une fière à coupe d'innocence,
Aux beaux vers l’instant pour celui qui peste,,
Là où tes doutes fusent sous tes pieds,
Aussi bons soient-ils, ils sont captivants,
A la visière de guingois, ton chant ne dérailles pas l’entrain,
Limiter les belles passes apporte d’autres vues,
Qui sont à la ligne la fin du vieil âge,
L’austère et le miel en sont témoins,
Sans son, sans codicille, sans tartre, en visite,
Comme fibre ! Bien concis, contre l’infortune, quelques feuillets,
L'eau dore l’élève en braillant comme les orages glutturaux,
« Le chant des oiseaux est une symphonie pour un réveil en musique »
Les petits réformés pinaillent dans l’écrit,
Toutes ces petites choses que l’envie d’artifice en demande,
Couvrir les boulets, la vieille raisonne la folie à écumer,
Commencement d'une longue, longue emprise pour la fête,

Toute une évolution pour un tour à enfourcher.
mappemonde-gonflable.jpg images.jpg
 
Dernière édition:
Lilas, j'ai mal à la tête, j'ai dû prendre un Doliprane
Çà y est, c'est passé ;)
Notre Monde tourne en ronde
Mappemonde, j'apprécie ton geste pour eux et nous
Merci de ta générosité et ton partage
Nord, est, sud ou à l'ouest
Peu importe le continent, seuls les sentiments nous portent
Bravo
Bises Fred
 
Un jour d’inculture je me suis retrouvé nez à nez face à la poésie d’Arthur Rimbaud ..." le bateau ivre"...

Je n’ai rien compris à ces magnifiques quatrains alignés sur cent lignes mais j’ai été de suite séduit par la magie de ces vers....

J’ai mordu à l’ameçon que me tendait ce génie de la littérature...le vertige de la poésie s'était enfin emparé de moi !...

J’ai la même sensation en te lisant Lola !...je suis fasciné par ton écriture !.

Alfred de Musset écrit... "Certaines personnes presque ignorantes, étrangères aux lettres, se laissent prendre sans savoir pourquoi, au seul bruit d’une rime, jusqu’au point de ne plus pouvoir examiner une pensée dès l’instant qu’elle fait un vers, que dire de cela ?."

Avec toi c’est souvent mon cas !.

Peu importe je suis amoureux de ton style....j’adhère à tes idées....

La mère de Rimbaud un jour tombe sur un passage d’une saison en enfer.....

" Mon pauvre Arthur, je viens de lire quelques pages de ton travail...qu’às-tu voulu dire ?...,

.....Maman, j’ai voulu dire ce que cela dit, littéralement et dans tous les sens !....

Je suis aujourd’hui comme Loïc qui est lui aussi tout en finesse.... face à une écriture magique que j’adore mais que j’ai du mal à comprendre....enfin, toi seule sais, le secret est bien gardé...

Je te félicite et je m’incline face cette beauté...

Bisous
Maurice Marcouly
 
Dernière édition:
Nappe ronde

Tu es revenu ce soir nous tenir compagnie,
La pose souvent est ton harmonie,
Réhaussée du boulier de l'insouciance,
Les proches enrouées de tes allusions,
Le bac à sots entouré de tes sages,
Une livre de banquière pour qui suit les mages,
Quelques pages et t’enfumes les indécis,
Trépas des trous balourds replongés dans leur science,
Mots privés d'une fière à coupe d'innocence,
Aux beaux vers l’instant pour celui qui peste,,
Là où tes doutes fusent sous tes pieds,
Aussi bons soient-ils, ils sont captivants,
A la visière de guingois, ton chant ne dérailles pas l’entrain,
Limiter les belles passes apporte d’autres vues,
Qui sont à la ligne la fin du vieil âge,
L’austère et le miel en sont témoins,
Sans son, sans codicille, sans tartre, en visite,
Comme fibre ! Bien concis, contre l’infortune, quelques feuillets,
L'eau dore l’élève en braillant comme les orages glutturaux,
« Le chant des oiseaux est une symphonie pour un réveil en musique »
Les petits réformés pinaillent dans l’écrit,
Toutes ces petites choses que l’envie d’artifice en demande,
Couvrir les boulets, la vieille raisonne la folie à écumer,
Commencement d'une longue, longue emprise pour la fête,

Toute une évolution pour un tour à enfourcher.
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Au moins y a t'il quelqu'un qui me comprend ?? RIRE ...Bisous
 
Lilas, j'ai mal à la tête, j'ai dû prendre un Doliprane
Çà y est, c'est passé ;)
Notre Monde tourne en ronde
Mappemonde, j'apprécie ton geste pour eux et nous
Merci de ta générosité et ton partage
Nord, est, sud ou à l'ouest
Peu importe le continent, seuls les sentiments nous portent
Bravo
Bises Fred
Exactement les sentiments nous portent ......Je savais que j'étais bizarre là vous confirmez qu'il faut que je sois guérie très vite !! mdr .....Bisous
 
Un jour d’inculture je me suis retrouvé nez à nez face à la poésie d’Arthur Rimbaud ..." le bateau ivre"...

Je n’ai rien compris à ces magnifiques quatrains alignés sur cent lignes mais j’ai été de suite séduit par la magie de ces vers....

J’ai mordu à l’ameçon que me tendait ce génie de la littérature...le vertige de la poésie s'était enfin emparé de moi !...

J’ai la même sensation en te lisant Lola !...je suis fasciné par ton écriture !.

Alfred de Musset écrit... "Certaines personnes presque ignorantes, étrangères aux lettres, se laissent prendre sans savoir pourquoi, au seul bruit d’une rime, jusqu’au point de ne plus pouvoir examiner une pensée dès l’instant qu’elle fait un vers, que dire de cela ?."

Avec toi c’est souvent mon cas !.

Peu importe je suis amoureux de ton style....j’adhère à tes idées....

La mère de Rimbaud un jour tombe sur un passage d’une saison en enfer.....

" Mon pauvre Arthur, je viens de lire quelques pages de ton travail...qu’às-tu voulu dire ?...,

.....Maman, j’ai voulu dire ce que cela dit, littéralement et dans tous les sens !....

Je suis aujourd’hui comme Loïc qui est lui aussi tout en finesse.... face à une écriture magique que j’adore mais que j’ai du mal à comprendre....enfin, toi seule sais, le secret est bien gardé...

Je te félicite et je m’incline face cette beauté...

Bisous
Maurice Marcouly
C'est gentil Maurice de me comparer à Rimbaud que j'adore ....Mais je pense que pour comprendre il faut être comme moi complètement à côté de ses pompes ....Sourire
Un jour d'errance en parcourant le monde avec pour seul bagage les sentiments que je porte en moi !! Entre rêve et réalité .....Tout ce qui fait partie des choses de la vie de ceux qui sont dans la rue .....
En fait je me comprends , c'est déjà un bon début ....Rire

J'aurais du mettre comme titre "" les vagabonds du monde """ ?

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Le Bateau ivre​

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
− Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
− Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud 1871......

A mes yeux il parle en tant que ""bateau"" , il est ivre parce que personne le conduit ; c'est même plus profond que ça !!

C'est mon analyse !! c'est une personnification.....
 
au jour le jour, liberté d'expression retombe sur des besoins terre à terre
Merci c'est exactement ça !! Sourire !! il faut souvent lire entre les lignes avec moi ..

Suivre la vie au jour le jour dans la rue même sans bouger de place et en fin de texte retomber sur la vie qui bouge ouvrir les yeux !! voir autour de moi

Je dis bien "" toute une population un jour de grand marché"" les gens passent et je suis gênée par leur bruit ..

Bisous mon chat
 

Le Bateau ivre​

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
− Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
− Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud 1871......

A mes yeux il parle en tant que ""bateau"" , il est ivre parce que personne le conduit ; c'est même plus profond que ça !!

C'est mon analyse !! c'est une personnification.....
Je connais le bateau ivre par cœur pas facile à apprendre...je ne sais pas comment on s’y prend pour ..le bateau ivre par Fany Ardent est ce que j’ai entendu de mieux !!!....vraiment exceptionnel....je te donne le lien, je ne suis pas doué avec internet !....Hi si tu peux l’inclure je supprimerai ce message ensuite...merci 431BAEC0-609C-4167-90B1-5D9FB2BD56DE.png431BAEC0-609C-4167-90B1-5D9FB2BD56DE.png
 
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Je connais le bateau ivre par cœur ou pas facile à apprendre...je ne sais pas comment on s’y prend pour ..le bateau ivre par Fany Ardent est ce que j’ai entendu de mieux !!!....vraiment exceptionnel....je te donne le lien, je ne suis pas doué avec internet !....HiAfficher la pièce jointe 13560Afficher la pièce jointe 13560
Rimbaud possède en plus un langage raffiné, les mots ont une ampleur de folie et il faut se plonger dans cette folie avec lui ....Dès les premiers vers on comprend qui écrit sa vie ""le bateau"" ...... Dans la tempête comme dans des eaux rêveuses ....Comme un tableau à triples facettes ....C'est un Dali (faut rester longtemps sur le tableau pour en extraire sa vérité ..
Bisous
 
Fabuleux....Rimbaud était un voyant....c’est sa vie qu’il peint dans le bateau ivre...chaque fois que j’écoute Fanny Ardent....j’ai des frissons et les larmes finissent par envahir mes yeux.. bisous...si si il y a du Rimbaud en toi...
 
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