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LE PÉROQUET

benoit la plume

Maître Poète
LE PERROQUET

La lune pâle qui m‘éclaire
Sur mes chemins d’obscurité,
La lune pâle a su me plaire,
Un perroquet m’a dessiné.

Un perroquet venu d’ailleurs,
Sur ses deux ailes multicolores,
Et qui me crie d’un ton railleur
« Mort aux cons ! Mort aux cons ! A mort »

Mon perroquet est un bandit
Qui dévalise les diligences,
Mon perroquet est un dandy
Qui rivalise d’élégance.

Les diligences de l’ennui,
Il les pourfend au fer de lance,
Les élégants, minets de nuit,
Il les éclipse d’éblouissance.

Quand dans un bar il pose ses fesses,
On n’voit que lui, même de travers,
Et la patronne est sa maîtresse,
Et le patron lui offre un verre.

Et quand je descends dans la rue,
Qu’il a daigné m’accompagner,
Je vois des filles qui me saluent
En le lorgnant toutes enflammées.

Dans les meetings, il est farceur,
Mais son humour frise l’hérésie.
Il prend la voix de l’orateur
Pour débiter des gauloiseries.

Et c’est ainsi que j’ai fini
Tout cabossé, au caniveau.
Les militants et les nervis
Avaient voulu me faire la peau.

Mon perroquet est généreux,
Il a le cœur sur les deux pattes.
Quand il rencontre un miséreux,
A la vitesse d’un acrobate

Son bec me pique mon portefeuille,
Pour en offrir le contenu
Au mendiant qui, la larme à l’œil,
Le remercie d’une voix émue.

« Car moi aussi je suis migrant ! »,
Qu’il philosophe, le ton rebelle,
« Et tu sais bien qu’entre vivants
C’est un devoir d’être fraternel. »

Mais quand il croise un beau monsieur
Dominateur, propriétaire,
Il prend l’envol jusqu’à mi-cieux
Et lâche sa fiente sous-ventrière,

Me plantant là à l’excuser,
A expliquer tant bien que mal
De n’ pas trop s’en formaliser,
Et que c’est juste un animal.

Il m’en fait voir mon perroquet,
Mais je sais bien les soirs de neige
Que dans mon coeur il va manquer,
Lorsque la lune qui me protège

Aura trouvé que c’est assez,
Et que la vie n’est pas que rêve.
Elle reprendra mon perroquet
Comme un pansement que l’on
 
LE PERROQUET

La lune pâle qui m‘éclaire
Sur mes chemins d’obscurité,
La lune pâle a su me plaire,
Un perroquet m’a dessiné.

Un perroquet venu d’ailleurs,
Sur ses deux ailes multicolores,
Et qui me crie d’un ton railleur
« Mort aux cons ! Mort aux cons ! A mort »

Mon perroquet est un bandit
Qui dévalise les diligences,
Mon perroquet est un dandy
Qui rivalise d’élégance.

Les diligences de l’ennui,
Il les pourfend au fer de lance,
Les élégants, minets de nuit,
Il les éclipse d’éblouissance.

Quand dans un bar il pose ses fesses,
On n’voit que lui, même de travers,
Et la patronne est sa maîtresse,
Et le patron lui offre un verre.

Et quand je descends dans la rue,
Qu’il a daigné m’accompagner,
Je vois des filles qui me saluent
En le lorgnant toutes enflammées.

Dans les meetings, il est farceur,
Mais son humour frise l’hérésie.
Il prend la voix de l’orateur
Pour débiter des gauloiseries.

Et c’est ainsi que j’ai fini
Tout cabossé, au caniveau.
Les militants et les nervis
Avaient voulu me faire la peau.

Mon perroquet est généreux,
Il a le cœur sur les deux pattes.
Quand il rencontre un miséreux,
A la vitesse d’un acrobate

Son bec me pique mon portefeuille,
Pour en offrir le contenu
Au mendiant qui, la larme à l’œil,
Le remercie d’une voix émue.

« Car moi aussi je suis migrant ! »,
Qu’il philosophe, le ton rebelle,
« Et tu sais bien qu’entre vivants
C’est un devoir d’être fraternel. »

Mais quand il croise un beau monsieur
Dominateur, propriétaire,
Il prend l’envol jusqu’à mi-cieux
Et lâche sa fiente sous-ventrière,

Me plantant là à l’excuser,
A expliquer tant bien que mal
De n’ pas trop s’en formaliser,
Et que c’est juste un animal.

Il m’en fait voir mon perroquet,
Mais je sais bien les soirs de neige
Que dans mon coeur il va manquer,
Lorsque la lune qui me protège

Aura trouvé que c’est assez,
Et que la vie n’est pas que rêve.
Elle reprendra mon perroquet
Comme un pansement que l’on
Il manque un mot au dernier vers : "comme un pansement que l'on enlève"
 
Toujours ARA bâcher la même chose c'est fatiguant a force non bravo belle histoire amicalement Kinkin
 
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