Moi-même
Maître Poète
Papa, maman, vous êtes fiers de moi maintenant ?
Ce soir pour vous j'écris
Toi papa, toi maman, vous qui m'avez offert la vie
Je vous écris, tout l'amour dans ma main
Fière d'avoir accompli grâce à vous, autant de chemin
Toutes ces années derrière moi où je n'allais pas bien
Un mal-être inexpliqué qui me détruisait à petits feux, ainsi qu'une partie de vous
Qu'avais-je donc fait de si mal pour mériter tout ce chagrin ?
J'étais perdue, entre la vie et la mort, de plus en plus de mal à tenir le coup
Dure période de mon existence, où mon cœur balançait entre me battre ou abréger cette souffrance
Celle qui m'a volée une partie de mon enfance et de mon adolescence
Je ne voyais pas d'issue possible dans tout ce noir qui m'effrayait
En étant si mal, je vous privais de votre bonheur sans le faire exprès
Mes états d'âme en si piteux état
Mon esprit envahit par la désolation et une tristesse inconsolable
J'en suis passée par des coups bas, criais au fond de moi mais ça ne s'entendait pas
Désemparés, incompréhensifs, impuissants face à ma détresse, vous vous sentiez un peu coupable
Je pleurais à l'agonie sous mes draps mouillés
Des sanglots étouffés pour que vous ne m'entendiez pas sombrer
Pour éviter le moins possible de vous causer de la peine
J'en voulais à ce sang empoisonné qui coulait dans mes veines
Quand on me demandait ce que je voulais faire de ma vie plus tard
Cette phrase trottait dans ma tête "je ne vois pas de plus tard car il fait tout noir
Bientôt ça devra et ça sera de moi-même que ma vie s'achèvera
Et ce jour-là tu comprendras toute la force que je n'avais pas"
Mais je m'en suis sortie maintenant, c'est l'essentiel hein ? Certes avec beaucoup de mal
Je me suis accrochée, acharnée, je croyais aux étoiles
Toutes les fois où j'ai trébuché, où j'ai chuté
Vous étiez toujours là à mes côtés, jamais vous ne m'avez abandonnée
Combien je vous en suis reconnaissante, combien je suis navrée
Tant de fois de vous avoir blessé et déçu
Je pensais qu'un jour épuisés, vous passerez la main et que toute seule je me retrouverai
J'en avais si peur, mais je ne vous ai jamais perdu
Merci est un simple mot mais pour moi il veut dire beaucoup
Comme je suis soulagée de ne plus voir de larmes couler sur vos joues
Comme je suis soulagée d'être passée de l'autre côté
Je ferai tout mon possible dorénavant pour y rester
Libérée de ces tuyaux, je respire maintenant de moi-même
Si longtemps branchée sous respirateur artificiel
Aujourd'hui la vie, cette seule vie que je possède, je l'aime
Maintes fois elle aurait pu me quitter, épargnée j'en remercie le ciel
J'ai appris que nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit
Le bonheur est possible, il vaut mieux aller à sa rencontre qu'en écouter le récit
Il faut regarder la forêt qui pousse plutôt que l'arbre qui tombe
Quand ça risque d'exploser, on peut toujours tenter de désamorcer la bombe
Il peut y avoir de la lumière pour ceux qui désirent la voir
Et de l'obscurité pour ceux qui doutent de l'espoir
Il est très difficile de trouver le bonheur en nous, mais il est impossible de le trouver ailleurs
Sans cesse se dire "il ne tient qu'à moi", ce n'est pas de tout repos mais le résultat ne peut que être meilleur
Je ne connais pas le sentiment d'être un parent qui aime son enfant
Malgré cela, je peux imaginer que cet amour est unique
Mais je connais cet amour d'un enfant qui aime ses parents
Chers parents, d'un amour en diamant je vous aime, notre lien est tout simplement magique
CynThia
Ce soir pour vous j'écris
Toi papa, toi maman, vous qui m'avez offert la vie
Je vous écris, tout l'amour dans ma main
Fière d'avoir accompli grâce à vous, autant de chemin
Toutes ces années derrière moi où je n'allais pas bien
Un mal-être inexpliqué qui me détruisait à petits feux, ainsi qu'une partie de vous
Qu'avais-je donc fait de si mal pour mériter tout ce chagrin ?
J'étais perdue, entre la vie et la mort, de plus en plus de mal à tenir le coup
Dure période de mon existence, où mon cœur balançait entre me battre ou abréger cette souffrance
Celle qui m'a volée une partie de mon enfance et de mon adolescence
Je ne voyais pas d'issue possible dans tout ce noir qui m'effrayait
En étant si mal, je vous privais de votre bonheur sans le faire exprès
Mes états d'âme en si piteux état
Mon esprit envahit par la désolation et une tristesse inconsolable
J'en suis passée par des coups bas, criais au fond de moi mais ça ne s'entendait pas
Désemparés, incompréhensifs, impuissants face à ma détresse, vous vous sentiez un peu coupable
Je pleurais à l'agonie sous mes draps mouillés
Des sanglots étouffés pour que vous ne m'entendiez pas sombrer
Pour éviter le moins possible de vous causer de la peine
J'en voulais à ce sang empoisonné qui coulait dans mes veines
Quand on me demandait ce que je voulais faire de ma vie plus tard
Cette phrase trottait dans ma tête "je ne vois pas de plus tard car il fait tout noir
Bientôt ça devra et ça sera de moi-même que ma vie s'achèvera
Et ce jour-là tu comprendras toute la force que je n'avais pas"
Mais je m'en suis sortie maintenant, c'est l'essentiel hein ? Certes avec beaucoup de mal
Je me suis accrochée, acharnée, je croyais aux étoiles
Toutes les fois où j'ai trébuché, où j'ai chuté
Vous étiez toujours là à mes côtés, jamais vous ne m'avez abandonnée
Combien je vous en suis reconnaissante, combien je suis navrée
Tant de fois de vous avoir blessé et déçu
Je pensais qu'un jour épuisés, vous passerez la main et que toute seule je me retrouverai
J'en avais si peur, mais je ne vous ai jamais perdu
Merci est un simple mot mais pour moi il veut dire beaucoup
Comme je suis soulagée de ne plus voir de larmes couler sur vos joues
Comme je suis soulagée d'être passée de l'autre côté
Je ferai tout mon possible dorénavant pour y rester
Libérée de ces tuyaux, je respire maintenant de moi-même
Si longtemps branchée sous respirateur artificiel
Aujourd'hui la vie, cette seule vie que je possède, je l'aime
Maintes fois elle aurait pu me quitter, épargnée j'en remercie le ciel
J'ai appris que nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit
Le bonheur est possible, il vaut mieux aller à sa rencontre qu'en écouter le récit
Il faut regarder la forêt qui pousse plutôt que l'arbre qui tombe
Quand ça risque d'exploser, on peut toujours tenter de désamorcer la bombe
Il peut y avoir de la lumière pour ceux qui désirent la voir
Et de l'obscurité pour ceux qui doutent de l'espoir
Il est très difficile de trouver le bonheur en nous, mais il est impossible de le trouver ailleurs
Sans cesse se dire "il ne tient qu'à moi", ce n'est pas de tout repos mais le résultat ne peut que être meilleur
Je ne connais pas le sentiment d'être un parent qui aime son enfant
Malgré cela, je peux imaginer que cet amour est unique
Mais je connais cet amour d'un enfant qui aime ses parents
Chers parents, d'un amour en diamant je vous aime, notre lien est tout simplement magique
CynThia
Dernière édition: