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Un Toi et Moi sans fin

Polymnie2

Maître Poète
Un Toi et Moi sans fin

Ces mots qui sonnent et tintent encore !

J’ai un souvenir frappant
Qui tinte à mon oreille depuis un certain poème !
Il est d’un temps où les investigateurs sont aujourd’hui
Décédés depuis bien longtemps !
Je n’étais surtout que présence extérieure !

Il, s’appelait Yvan, Elle, Marie !
Yvan était l’Ami fidèle de Louis,
Louis était le parrain de Marie,
Madame Louis, épouse de louis, et marraine de Marie !

Louis, avant d’être arrêté, a dit à Yvan :
« En cas de non-retour, je te confie mon épouse,
« Epaule là, prends soin des terres si tu le peux » !
Louis déporté est décédé 2 mois avant la fin de la « drôle de guerre » !

Yvan s’est offert à la tâche sans relâche
L’exemple de sa fidélité.
Chaque jour entretenait la propriété
Et j’ai eu l’occasion de le voir à l’œuvre,
Le sourire aux lèvres, le sentiment au labeur !
Il était impossible de prendre un outil pour le soulager
Dans le partage étroit, qu’en moi, il ne voulait pas libérer !
Inutile d’insister malgré ses quatre-vingts ans devenant croix
Etait lourde à porter.

Marie Lui servait le goûter pour reposer l’ouvrage
Il entrait en sueur dans la grande cuisine,
Marie aurait tant désiré l’essuyer
Mais… il n’aurait compris !


C’est au milieu de gâteaux trempés dans le thé
Partagé à deux, qu’il dit à Marie :
"Voici venir la fin de l’automne,
Dites à Madame Louis,
que j’ai tout fait,
Sauf monter les pommes au grenier" !

Marie lui répond :
« Ne vous inquiétez pas, je le ferai.
« Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour Madame Louis »
Il lui répond :
« Mais pourquoi me remercier-vous » ?
« Ce que vous faites pour Elle, c’est à moi que vous le faites » !

Il a eu un sourire, qui s’étend reste sur les lèvres,
S'y suspend le temps, le temps
De savourer son délice !

Yvan est décédé en mars suivant !
Je l’avais vu huit jours avant, assis sur un banc à côté de moi
Dans ses yeux, les prunelles aussi bleues que le bleu du ciel !


Polymnie2, l’ineffaçable de 1995

Tout est vrai, restent les couleurs au souvenir !


Merci Jojo


P.S. déjà l'écran est robotisé!
J'avais écrit Madame Louis en abrégé.
Aucune faute sur la minute! Je relis le poème et vois meme Louis
J'efface sur éditer, il me repose meme!
Monsieur ne connait pas l'abréviation de madame, pose une lettre qu'il connaît pour mettre un mot!
j'ai enfin compris qu'il n'aime pas les abréviations!!


Nous ne sommes plus maître de nos mots! rire!


 
Dernière édition:
Un exemple pur de fidélité, d'engagement dans l'amitié.
Des liens sacrés et scellés qui ne peuvent être brisés que quand la mort les séparent.
Ce qui est magnifique dans ce texte, c'est la fin..."sourire au lèvres, regard bleu". On sent en Yvan un sentiment de sérénité, d'épanouissement d'avoir "épaulé une veuve", mené à bien la tâche qui lui a été confiée par son ami.
A aucun moment, malgré la" sueur sur son front", il ne laisse transpirer que son labeur lui pèse. Parce qu'il se sent épaulé, et c'est comme un rendu, ce que Marie la filleule fait pour sa marraine.
Que d' authentiques leçons de vie tu nous donnes à travers le partage de souvenirs qui ont restés gravés dans ta mémoire !

Bise, ( oui, il y a un vent fou) depuis la ville des lumières,
Philaly
 
Merci Poly pour ce souvenir frappant amicalement Kinkin

Oui Kinkin, souvenir frappant pour l'Amour de l'Autre,
ce qu'il reçoit en bien, Marie le reçoit et l'honore
et si par hasard, elle rencontre de la peine chez l'Autre, elle le déplore et le réconforte autrement!

Merci à toi pour ce partage,
Amicalement, Poly
 
Un exemple pur de fidélité, d'engagement dans l'amitié.
Des liens sacrés et scellés qui ne peuvent être brisés que quand la mort les séparent.
Ce qui est magnifique dans ce texte, c'est la fin..."sourire au lèvres, regard bleu". On sent en Yvan un sentiment de sérénité, d'épanouissement d'avoir "épaulé une veuve", mené à bien la tâche qui lui a été confiée par son ami.
A aucun moment, malgré la" sueur sur son front", il ne laisse transpirer que son labeur lui pèse. Parce qu'il se sent épaulé, et c'est comme un rendu, ce que Marie la filleule fait pour sa marraine.
Que d' authentiques leçons de vie tu nous donnes à travers le partage de souvenirs qui ont restés gravés dans ta mémoire !

Bise, ( oui, il y a un vent fou) depuis la ville des lumières,
Philaly

Tu sais, c'était ce temps où l'enseignement des valeurs
ne faisait qu'un avec le corps qui l'emmène plus loin encore
pour le faire fructifier!
L'Amour du prochain, lorsqu'il habite l'Etre ne peut que faire son chemin!
Ce sentiment de sérénité ne le quittait pas!
mais les ans il faut les subir, parfois je sentais que c'était la tondeuse qui le tirait!
J'ai eu l'occasion d'en parler avec la marraine de Marie, mais elle m'a répondu :
"Mais non! mais non! ce sont des idées!!!!!
Bien sûr, étant contentée, ses yeux ne voyaient pas la réalité!
C'est quelques mois après qu'il est décédé!!!!!
Un tout qui ne peut mourir ni s'atténuer en soi!

Il n'a jamais rien dit, je n'étais que l'ombre de l'ombre car à son insu
je rentrais le bois pour pâques et l'hiver, pour limiter ses efforts!
je n'avais pas vu qu'il y avait une brouette, je faisais étau avec mes mains
pour transporter les troncs, plus longs que l'éventail de mes bras!

Je ne pouvais pas mettre Marie au courant qu'une ombre veillait!
J'aurais saccagé l'œuvre de Yvan!

En fait, c'est le chemin normal qui suit les sentes et les conforte
car il faut de tout dans la vie, une participation de l'ensemble!
Pas toujours aisé de l'accomplir.

Le vent fou, combien soufflent dessus éteignant les bougies!

Merci Philaly pour cet étroit partage,
Bises, Poly
 
C'est une belle histoire que tu nous relates chère Poly,
jolie sur ma lecture, elle est digne d'un film émouvant et de loin !
Merci à toi pour cette mise en mots, tout de coeur tissés, et son touchant partage.
Bi Bises

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Merci Richard, j'ai entendu ton nom en commentaire ailleurs,
je me permets de le prononcer, si cela ne te dérange pas, cela va plus vite pour l'écrire!

J'apprécie fort tes pensées en ce commentaire,
tu touches l'arme sensible, quand on sait qu'un sentiment se fend et se refend,
on se rapproche d'un divin à notre échelle!

Bise, Poly
 
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