Fysco
Maître Poète
Fouet de tes cheveux dans l'air fou du rivage,
Je me souviens de la blancheur de ton visage,
De tes deux soleils sombres de chevaux sauvages,
De ton sourire pouvant faire des ravages.
Je me souviens de ce ciel chahuté d'orages,
Des frémissements de ta peau tendre, si sage,
De la rondeur de tes hanches, de leur tangage,
De ton corps de déesse pur comme un mirage.
Je me souviens, soudain, nos idées de carnage,
A nos oreilles, nos puérils babillages,
Sur nos corps enivrés, nos envies de pillage,
Et de nous ébattre au milieu des coquillages.
Nous nous sommes enlacés avant l'échouage
Sur le sable humide de la déserte plage.
Mêlant nos bouches avides, anthropophages,
Ensemble dans un abîme avons fait naufrage.
Je me souviens de la blancheur de ton visage,
De tes deux soleils sombres de chevaux sauvages,
De ton sourire pouvant faire des ravages.
Je me souviens de ce ciel chahuté d'orages,
Des frémissements de ta peau tendre, si sage,
De la rondeur de tes hanches, de leur tangage,
De ton corps de déesse pur comme un mirage.
Je me souviens, soudain, nos idées de carnage,
A nos oreilles, nos puérils babillages,
Sur nos corps enivrés, nos envies de pillage,
Et de nous ébattre au milieu des coquillages.
Nous nous sommes enlacés avant l'échouage
Sur le sable humide de la déserte plage.
Mêlant nos bouches avides, anthropophages,
Ensemble dans un abîme avons fait naufrage.