Polymnie2
Maître Poète
Le véritable gourmand
En nature fait son plein !
Un très beau développement de la gourmandise, de belles métaphores ..
bucoliques et poétiques à souhait
Une gourmandise fort poétique, bravo – 9.50
Comment ne pas être gourmandise
Quand dès l’aube au crépuscule mon repas est assuré ?
Nature, tu excites mon esprit né de ta friandise,
Têtu à vomir, à tout prendre jusqu’à l’azuré!
Chaque jour Aurore enrobe les champs, m’invite,
Prépare un hors d’œuvre échevelé sacré,
Au fumet ruisselant sous moi, puissant lèche frite,
Râ Dieu me nourrit en éclairs nacrés.
Je suis friand au clair de la sève,
Je m’enivre de tous sucs et j’en suis fier.
Piètre gourmet tel Gargantua, mais je ne rêve
Étant condamné à jamais, depuis tant d’hier !
Je me goinfre au détriment de l’autre
Et quand arrive le temps des Rameaux,
Je me sens asphyxié par une forte empoigne qui se vautre
Me tue, sans geste délicat, loin de mon jumeau !
Quand je ne fais que glaner au pied de la rose
Et que je sue, saoul de son parfum, s’épuisant,
Vampire je gobe, sans rancœur à la source, rare chose,
Tous arômes me dressent jusqu’aux troncs, puisant.
Il ne suffit que d’un œil, pour que le Maître me déloge
Sans haut-le-cœur, mais serpette à la main,
Je ne rends que le fiel de ma présence sans éloge
Sur une cicatrice parfaite pour demain !
Tout excès devient vigueur, gourmandise me profite
Je me sens avide, roi près du festin
Ce plat de choix aux fleurs confites
Fait vase communiquant vers mon destin !
Polymnie2
Enrobe les champs = à peine éveillée, embrasse l’éther
En nature fait son plein !
Un très beau développement de la gourmandise, de belles métaphores ..
bucoliques et poétiques à souhait
Une gourmandise fort poétique, bravo – 9.50
Comment ne pas être gourmandise
Quand dès l’aube au crépuscule mon repas est assuré ?
Nature, tu excites mon esprit né de ta friandise,
Têtu à vomir, à tout prendre jusqu’à l’azuré!
Chaque jour Aurore enrobe les champs, m’invite,
Prépare un hors d’œuvre échevelé sacré,
Au fumet ruisselant sous moi, puissant lèche frite,
Râ Dieu me nourrit en éclairs nacrés.
Je suis friand au clair de la sève,
Je m’enivre de tous sucs et j’en suis fier.
Piètre gourmet tel Gargantua, mais je ne rêve
Étant condamné à jamais, depuis tant d’hier !
Je me goinfre au détriment de l’autre
Et quand arrive le temps des Rameaux,
Je me sens asphyxié par une forte empoigne qui se vautre
Me tue, sans geste délicat, loin de mon jumeau !
Quand je ne fais que glaner au pied de la rose
Et que je sue, saoul de son parfum, s’épuisant,
Vampire je gobe, sans rancœur à la source, rare chose,
Tous arômes me dressent jusqu’aux troncs, puisant.
Il ne suffit que d’un œil, pour que le Maître me déloge
Sans haut-le-cœur, mais serpette à la main,
Je ne rends que le fiel de ma présence sans éloge
Sur une cicatrice parfaite pour demain !
Tout excès devient vigueur, gourmandise me profite
Je me sens avide, roi près du festin
Ce plat de choix aux fleurs confites
Fait vase communiquant vers mon destin !
Polymnie2
Enrobe les champs = à peine éveillée, embrasse l’éther