Fysco
Maître Poète
Je cultive mes souvenirs.
Ils bourgeonnent sans prévenir
Dès l'aube au bord d'une fenêtre
Ou loin dans des forêts de hêtres,
Prolifèrent à la campagne
Et sur les routes des montagnes
Ou ils éclosent au hasard
De grands parkings banlieusards,
Des ruelles et des trottoirs
De villes, de cités-dortoirs.
Et puis dans l'ombre ou la lumière
Ils pullulent près des rivières
Et apparaissent végétant
Sur de grands lacs et des étangs,
Ou s'étendant sur quelques plaines
Et jusqu'aux bords de la Vilaine.
Ils fleurissent dans des maisons,
Des palais, en toutes saisons.
Dans des voitures ou camions
Dans des ciels d'azur en avion.
Parfois en vidant des flacons,
Bien cachés, ils sont des millions
Se bousculant au portillon
De ma mémoire de vieux con.
Reste-t-il encore du temps
Pour en cultiver tout autant ?
Ils bourgeonnent sans prévenir
Dès l'aube au bord d'une fenêtre
Ou loin dans des forêts de hêtres,
Prolifèrent à la campagne
Et sur les routes des montagnes
Ou ils éclosent au hasard
De grands parkings banlieusards,
Des ruelles et des trottoirs
De villes, de cités-dortoirs.
Et puis dans l'ombre ou la lumière
Ils pullulent près des rivières
Et apparaissent végétant
Sur de grands lacs et des étangs,
Ou s'étendant sur quelques plaines
Et jusqu'aux bords de la Vilaine.
Ils fleurissent dans des maisons,
Des palais, en toutes saisons.
Dans des voitures ou camions
Dans des ciels d'azur en avion.
Parfois en vidant des flacons,
Bien cachés, ils sont des millions
Se bousculant au portillon
De ma mémoire de vieux con.
Reste-t-il encore du temps
Pour en cultiver tout autant ?
